C’est à travers une dénonciation faite par certaines victimes de cette forfaiture que le parquet du Tribunal de Première Instance de Kaloum a instruit une descente dans les locaux du Ministère de la Fonction publique hier jeudi pour interpeller Bangaly Camara, ancien directeur général adjoint du CPA Mamadou Barry, Directeur National Adjoint de l’Institut National de Formation et de Perfectionnement (ex-CPA), Djoumé Camara, ancien Inspecteur Général de l’Administration Publique, et Ibrahima Fofana, ancien Directeur National Adjoint du système informatique.
Ces cadres, après leur interpellation, ont été immédiatement conduits à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) à Kaloum. A en croire les explications du Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance de Kaloum est suspecté de vente de matricules de façons illégale.
“Dans la soirée d’hier, suite à l’appel du ministre en charge de la fonction publique et le Directeur Centrale de la Police Judiciaire a été saisi à l’effet d’intervenir par rapport à une suspicion autour de certains éléments qui ont été trouvés dans un bureau. Et ils ont été interpellés et conduits au siège de la DCPJ, après une première audition, ils ont été placés en garde à vue.
Informé, j’ai instruit en tant que directeur des enquêtes, aux directeurs, aux officiers en charge du dossier d’ouvrir tout de suite une enquête et des mesures ont été envisagées à leur égard notamment, des mesures de garde à vue. Les auditions sont en cours et dans les heures qui suivent, on aura les premiers éléments de l’enquête. Ce qui nous permettra d’apporter une qualification aux faits qu’on leur reproche. Déjà mon parquet a été saisi de plusieurs dossiers des fonctionnaires de ce département qui se livrent à la vente des numéros matricules. Ils prennent de l’argent de gauche à droite. Je précise que ce sont des fonctionnaires d’État qui relèvent de la fonction publique. Il y en a qui ont été mutés ailleurs mais qui continuent toujours à exercer dans ce département mais l’enquête va nous aider à mieux comprendre”, a expliqué Mamoudou Magassouba avant d’attirer l’attention des citoyens:
“ceux d’ailleurs qui sont victimes de ces fonctionnaires »véreux » qu’ils peuvent dès maintenant, se présenter à la DCPJ pour se constituer partie civile dans ce dossier”, a lancé Mamoudou Magassouba.
Moussa Moise Rama.
