“On ne reculera devant rien pour les réformes et pour aider ce pays. On fera le sale boulot mais je pense que c’est nécessaire pour notre pays. Nettoyer le pays, combattre la corruption sur toutes les formes c’est-à-dire tous ceux qui sont liés à la gabegie répondront devant le peuple de Guinée. Et ça, notre détermination par rapport à cela est sans limite”, tels sont les propos tenus hier vendredi par le président guinéen de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya. C’était au palais Mohamed V à l’occasion de la session inaugurale du cadre de concertation inclusif. Et depuis, la toile s’enflamme et chacun y va de son commentaire.
Interrogé à ce sujet dans la matinée de ce samedi, 16 avril 2022, le président de l’UDG devant qui Doumbouya a tenu ses propos, pense que c’est “un peu menaçant”.
“C’est vrai que c’est un peu dur et menaçant, mais ce que j’ai compris, le Président de la transition a répondu à certains médias de la place. Parce que moi-même, je crois que c’était avant-hier il y a un média de la place qui a dit que quand le Président a reçu les membres de la CRIEF qu’il a voulu leur dire de faire un peu doucement. Et quand certains journalistes ont relaté cela à la radio, comme il (Président de la transition, ndlr) écoute aussi les médias, c’est pourquoi je pense qu’ hier il a confirmé qu’ils n’ont pas eu peur et ne vont pas aussi reculer. Donc, ils vont continuer ce qu’ils ont commencé, cela peut être pour répondre à ces journalistes-là qui ont dit qu’il (CNRD) va reculer. Peut-être qu’ils n’ont pas compris et lui l’a réitéré hier qu’ils ne vont pas reculer et iront même s’il faut faire le »sale boulot » mais qu’ils iront quand-même jusqu’au bout”, a réagi l’homme d’affaires.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com