Dans un décret rendu public dans la nuit du lundi, 14 février, le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, a limogé Seydouba Sacko, maire de la commune de Matam. Ce maire issu de l’UFR est accusé de détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écriture publique et complicité. Une situation agaçante pour le président du parti GDE, qui dénonce une procédure extra judiciaire. Il l’a fait ce mercredi, 16 février 2022 chez nos confrères de Djoma TV.
Aboubacar Soumah soutient que le décret de révocation du maire de Matam est illégal. Pour asseoir ses arguments, l’homme politique évoque les dispositions de l’article 80 du code des collectivités.
“ En ce qui concerne la révocation du maire de Matam, c’est une décision hors la loi. L’article 80 du code des collectivités dit que pour qu’un maire ou un conseil communal soit révoqué de ses fonctions, il faudrait qu’il y ait un audit ou une inspection. Et le contenu de l’inspection doit être contradictoire. Après ça, le dossier doit être transmis au tribunal, le tribunal fait un jugement. Il faut qu’il y ait une décision de justice qui condamne le conseil communal ou le maire. C’est sur la base de cette décision de justice que le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation peut proposer au Président de la République de prendre un décret de révocation soit du maire ou du conseil communal, si celui-ci est impliqué », a t-il expliqué, avant de renchérir :
“Le deuxième aspect, lors de la création de la CRIEF, dans ses attributions, il était clairement dit que tout dossier qui n’atteignait pas 1 milliard ne relèverait plus de la compétence de la CRIEF. Ce qui est reproché ou ce qu’on veut reprocher à monsieur le maire de Matam, c’est dans les 82 millions. Je souhaite qu’on envoie le dossier à la justice, qu’on attende la décision de la justice avant de prendre une décision »a t-il indiqué.
Camara Mamadouba
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