Le cinquième congrès électif de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) de feu Jean Marie Doré organisé par Jean Alfred Mathos est considéré aux yeux de son rival Jacques Gbonimy comme nul et de nul effet. Cet ancien commissaire à la CENI se dit toujours président de cette formation politique étant reconnu par le MATD depuis 2019 comme le premier responsable.
Même après la réélection de son rival Me Alfred Mathos à la tête du parti Union pour le Progrès de la Guinée, à la faveur d’un congrès tenu ce week-end à Conakry, Jacques Gbonimy, se réclame toujours premier responsable de ladite formation politique.
L’ancien commissaire à la CENI se réclame toujours président de l’UPG
« Il se trouve aujourd’hui que c’est Jacques (lui, ndlr) qui est connu et à la CENI et au MATD, au NDI et dans toutes les institutions. S’il y a congrès, c’est lui qui doit convoquer ou alors les deux tiers des structures de l’UPG. Donc, s’il (Mathos ndlr) s’est permis au delà de tout cela de convoquer un congrès, ça ne tient qu’à’ lui », précise-t-il.
Pour lui, Alfred Mathos n’est plus membre de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) après avoir été exclu par le bureau exécutif du parti.
« Vous vous souvenez déjà qu’on l’avait exclu quand ses exactions devenaient de plus en plus fréquentes. On a fait un avertissement, ensuite, un blâme et on a finalement fait une lettre d’exclusion de Mathos de l’UPG. Et la copie a été déposée au ministère de l’Administration et du Territoire. Donc, il n’y a plus rien à faire (…) », soutient Jacques Gbonimy.
Il serait reproché à Mathos, ses interventions intempestives dans les médias, de se déclarer président de l’UPG alors qu’il ne l’est pas, au mépris des textes et du ministère de l’administration du territoire. Jacques Gbonimy reste droit dans ses bottes et martèle qu’il est le seul président de cette formation politique, reconnu par le département de tutelle.
« De notre côté, nous sommes sereins, il a fait un congrès, peut être qu’il va déposer le rapport au ministère parce que c’est ce que la charte des partis politique demande. Il a déjà fait son congrès et nous, nous sommes là pour un mandat de 5 ans qui finit en 2024 ».
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com