Le calme semble revenir peu à peu ce dimanche 5 septembre dans la capitale guinéenne après le coup d’État dirigé par le lieutenant Colonel Mamady Doumbouya, chef d’unité des Forces Spéciales. C’est cette unité d’élite de l’armée guinéenne qui s’est emparée du pouvoir en mettant fin à 11 années de pouvoir du locataire du palais sekhoutoureyah et en suspendant toutes les institutions et le gouvernement.
Cet officier et légionnaire de l’armée française avec ses troupes s’est dirigé vers les médias d’État, notamment la RTG pour justifier son putsch.
« Si vous voyez l’état de nos hôpitaux, vous vous rendrez compte qu’après 62 ans, il est temps pour nous de se lever. Il faut qu’on se réveille et qu’on se donne la main et qu’on apprenne à s’aimer encore comme on était avant. Pour ce faire, nous avons dissout la constitution, nous allons dissoudre les institutions, le gouvernement est dissout, la fermeture des frontières terrestres, on a encore une semaine. Et, nous allons voir après comment faire pour les frontières aériennes. Avec tous nos camarades, nous allons trouver la solution pour sortir de cette gabegie. Nous allons engager une concertation nationale pour ouvrir une transition inclusive et apaisée. Plus personne ne doit mourir pour rien. Aucune personne ne doit mourir pour la politique parce que nous avons mis la politique devant », a déclaré le Lieutenant Colonel Doumbouya l’actuel homme fort de Conakry entouré de quelques membres de son CNRD.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com