Reconnu coupable de délit de diffamation, de dénonciation calomnieuse et d’injures publiques commis au préjudice de Mamadou Antonio Souaré et condamné par le tribunal de première instance de Dixinn à 6 mois de prison ferme et au payement de 500.000 GNF d’amende, le journaliste sportif, Ibrahima Sadio Bah a été libéré ce mardi. Une instructions des autorités judiciaires du pays, après des mois d’incarcération à la maison Centrale de Conakry.
‘’Nous sommes très clair et notre position sur le délit de presse est très claire. La loi applicable aux délits de presse, c’est la loi sur la liberté de la presse et toutes les fois que nous serons informés des dérapages ou bien des cas de mauvaises interprétations erronées à la loi et les parquets compétents seront instruits pour rétablir la légalité. C’est ce qui vient d’être fait. Monsieur le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, vient de rétablir la légalité dans le dossier de Ibrahima Sadio Bah. Parce qu’on ne peut opter pour la dépénalisation des délits de presse et trouver des raccourcis ou des formules de compromis pour contourner le cadre légal et trouver des incriminations erronées pour appliquer des dispositions qui ne sont pas celles qui devraient l’être en matière de répression des délits de presse‘’, explique le ministre de la Justice Garde des Sceaux.
Pour Me Mory Doumbouya, cette position n’a aucune incidence sur la procédure en cours en instance d’appel.
‘’ les parties auront toute la latitude de poursuivre le suivi de l’instance qui est pendante devant la Cour d’Appel suite aux appelles interjetés par le prévenu et le parquet.
On ne peut pas accepter dans ce pays que les lois soient adoptées par des instances compétentes pour régler tel domaine et que dans le cadre de l’application et que les choses se passent autrement. Et je crois qu’il est du devoir du ministère de la Justice de veiller à l’application correcte des lois pas seulement les lois en matière de liberté de la presse mais toutes les lois devant les cours et tribunaux, c’est ce que nous venons de faire. Cette position reflète la vision de monsieur le président de la république, du gouvernement, du ministère de la justice.’’
Ibrahima Camara
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