C’est un dossier qui avait choqué l’opinion publique en 2024. Ce jeudi 2 juillet 2026, le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn a ouvert le procès très attendu impliquant Elhadj Nouhou Diallo, fondateur d’une école privée, et ses co-accusés.
Poursuivis pour des faits présumés de viol sur mineure et de complicité d’avortement, les accusés n’ont cependant pas pu être jugés sur le fond. L’absence du principal mis en cause a contraint le tribunal à renvoyer l’audience.
L’absence remarquée du principal accusé pour raisons de santé
Dès l’ouverture de l’audience, la chaise d’Elhadj Nouhou Diallo, accusé principal (le viol présumé se serait produit dans l’enceinte de son établissement scolaire), est restée vide.
Son avocat, Me Abdoulaye Keita, a justifié cette absence par une grave dégradation de l’état de santé de son client, preuves à l’appui.
« Mon client est très malade. Il ne peut même pas se mouvoir. J’ai pris la nécessité de montrer ses images au ministère public, au président et à ses assesseurs pour justifier son absence. J’ai ensuite demandé au tribunal de bien vouloir renvoyer l’affaire à une date de sa convenance », a-t-il formulé.
Une requête entendue par le président du tribunal et ses assesseurs, qui ont décidé de renvoyer l’affaire au 9 juillet prochain pour permettre l’accomplissement des formalités d’usage et espérer la comparution de l’accusé.
Un co-accusé à la barre, le troisième en fuite
Si le fondateur de l’école était absent, son co-accusé, Raphaël Fangamou, s’est bien présenté à la barre. Face à l’impossibilité de juger l’affaire dans son entièreté, la défense de ce dernier ne s’est pas opposée au report.
Me Labila Michel Sonomou, avocat de Raphaël Fangamou, a pris acte de cette décision tout en soulignant les engagements du parquet.
« À l’ouverture du procès, le tribunal a constaté qu’un des accusés n’était pas présent […]. Nous avons souhaité ensemble que le dossier soit renvoyé, ce que le tribunal a accepté. Donc la semaine prochaine, le parquet a promis de prendre toutes les dispositions pour que l’audience se tienne », a-t-il affirmé.
Concernant le troisième individu mis en cause dans ce dossier, Nema Doré, il brille également par son absence et serait actuellement en fuite.
Pour rappel, les faits de ce viol présumé sur mineure, assortis de complicité d’avortement, remontent à l’année 2024. Ils s’étaient déroulés dans le quartier Wanindara (commune de Sonfonia), suscitant à l’époque une vive vague d’indignation et de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique guinéenne.
Alpha.
