A quelques jours des examens nationaux session 2025-2026, autorités éducatives, parents d’élèves et acteurs du système éducatif de Macenta sont interpelés à observer un bon déroulement de ces évaluations finales. Face aux cas de corruption, de fraude liée notamment à l’introduction de téléphones ou documents écrits dans des salles de classe, le directeur préfectoral de l’éducation de cette localité se montre ferme et dit vouloir d’un examen sans défaillance.
Joint au téléphone ce mardi 9 juin 2026, par notre correspondant, le DPE n’est pas passé par mille chemins pour afficher sa ferme décision contre les fraudeurs. A l’entame de cet entretien, l’éducateur est revenu sur les statistiques de ces examens dans sa juridiction de compétence.
‘’Les statistiques au niveau de la préfecture de Macenta se présente de la façon suivante : au niveau du certificat d’études élémentaires (CEE), nous avons 6 430 candidats dont 2 688 filles répartis dans 26 centres ; au niveau du BEPC, on a 2 484 candidats dont 998 filles répartis dans 12 centres dont 9 dans la commune urbaine. Au niveau du baccalauréat unique, on a un effectif de 459 candidats dont 107 filles pour 3 centres, tous dans la commune urbaine de Macenta. De façon globale, nous avons 9 373 candidats dont 3 793 filles au niveau des 3 examens nationaux dans la préfecture de Macenta’’, a déclaré Laye Keita.
Pour lutter contre d’éventuelles fraudes, l’atelier préparatoire des examens nationaux session 2026 a fait des recommandations phares. Parmi lesquelles, le ministre Alpha Baccar Barry a instruit à tous les acteurs de faire front commun contre les fraudeurs. Au retour de cet atelier, une restitution présidée par le DPE en personne, a été faite aux cadres de la direction préfectorale de l’éducation, élargie aux DES, chefs d’établissements et directeurs d’écoles, afin que tous les acteurs soient au même niveau d’information pour le choix des surveillants.
‘’Si nous enseignants, sommes sérieux, 2 surveillants pour 30 candidats en classe, je me demande pourquoi nous ne pouvons pas faire une surveillance et lutter contre l’introduction des téléphones et des fraudes à partir de l’extérieur. Deuxième aspect, c’est au niveau de la correction. Lorsqu’il y a l’injustice, la partialité au niveau des corrections, on va faire passer des enfants certainement qui n’ont pas le niveau ou alors on va empêcher d’autres aussi de passer alors qu’ils ont le niveau’’, a souligné l’autorité préfectorale de l’éducation, indiquant l’implication de la police et la gendarmerie sans oublier les agents de la santé dans cette lutte. Pour le DPE, ces services peuvent constituer « des colporteurs » des documents de l’extérieur vers l’intérieur des salles de classe.
‘’Nous leur avons demandé et on a mis chacun à sa place : la sécurité, c’est pour faire en sorte que l’envahissement soit empêché. Agents de santé, vous avez votre place, vous recevez tous les malades, tous ceux qui se plaignent doivent vous trouver sur place ; donc, pas déplacement. A l’APAE, de continuer la sensibilisation dans les quartiers. Nous ne voulons pas d’envahissement, laissez les enfants faire la restitution de tout ce qu’ils ont appris durant toute l’année dans la transparence et l’honnêteté. Ce, pour que tous ceux qui sont engagés dans la surveillance puissent avoir la même vision contre les fraudeurs. Aujourd’hui, les centres sont identifiés, les salles de classe également, le nombre de table-banc, le prorata des candidats sont au top. Donc, c’est pour autant dire que même si ça doit démarrer après demain, nous, nous sommes prêts à aborder ces examens avec beaucoup de sérénité’’, a rassuré M. Kéita avant de revenir sur les sanctions envisagées contre les fraudeurs.
‘’Cette fois-ci, un téléphone pris dans une salle de classe, si c’est le surveillant lui-même qui le prend, là, il n’y a pas de problème. Mais lorsqu’un délégué vient prendre un téléphone dans une salle où il y a deux surveillants, la manière dont le candidat va répondre devant la justice, les 2 surveillants répondront devant la justice. Comme pour dire que si on constate des désagréments, on va essayer de revenir jusqu’aux détails pour que la responsabilité soit située.
Le ministre a été clair là-dessus. Quand ça ne va pas, le DPE va être sanctionné et le chef cellule examen également ; alors, moi, j’ai aussi été clair dans la restitution : je ne serai pas sanctionné à cause de quelqu’un. Avant que le ministre ne sanctionne, moi, ça trouvera que j’ai pris toutes mes dispositions pour prendre les sanctions exemplaires. C’est pourquoi, j’ai fait intervenir la gendarmerie, la police, parce que je n’hésiterais pas de traduire en tout cas un fraudeur parmi les enseignants devant les juridictions’’, a-t-il averti.
Mieux, le DPE a rappelé aux candidats et aux parents d’élèves qu’il n’y aura pas de demi-mesure aux examens nationaux. Les candidats doivent se mettre dans la peau d’un candidat qui va passer un examen crédible. Quant aux surveillants et délégués des examens, Laye Keita leur fait savoir que tous ces enfants guinéens ont presque le même niveau.
‘’Alors, un délégué dans un centre, lorsque tu va donner un résultat à la soviétique, tu va essayer de répondre devant moi, pourquoi tu as ce résultat. Comme pour dire, on ne va pas pour aller dormir, non plus pour des pots-de-vin. Ce qui doit se passer à Boké, à Conakry, ainsi qu’à N’Zérékoré, la même chose doit se passer au point de vue rigueur dans ma préfecture Macenta’’ a averti le DPE de Macenta.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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