C’est un coup de massue pour le monde de la culture et de l’événementiel en Guinée. Dans un communiqué officiel rendu public ce mardi 9 juin 2026, la Direction Générale du Stade Petit Sory de Nongo, a annoncé qu’elle n’accueillera plus aucun concert, spectacle ou manifestation artistique dans son enceinte, se focalisant désormais exclusivement sur le football.

La fin d’une dérogation exceptionnelle
Inauguré pour être le temple du football et le joyau de l’académie du club propriétaire, le Stade Petit Sory servait de solution de repli vitale pour les promoteurs culturels. Face au manque criant de grandes salles de spectacle modernes et adaptées à Conakry, l’administration du stade avait accepté d’ouvrir ses portes aux méga-concerts de manière purement transitoire.
« Cette démarche relevait exclusivement d’une volonté d’accompagner le rayonnement culturel de notre pays et d’offrir une solution temporaire à un besoin exprimé par les professionnels du secteur », rappelle la Direction Générale.
Recadrage administratif et pression des autorités
Cette volte-face radicale n’est pas fortuite. Le communiqué indique explicitement que la décision fait suite à de « récentes correspondances des autorités compétentes en matière de spectacles » et à de nouvelles exigences administratives particulièrement strictes applicables à ce type d’événements de masse.
Bien que le communiqué reste diplomate en affirmant prendre acte de la situation « avec regret », il est évident que le durcissement de la réglementation entourant la sécurité des grands rassemblements publics, le contrôle des flux de spectateurs et la préservation des pelouses sportives a poussé le stade à jeter l’éponge.
Un casse-tête logistique pour les artistes guinéens
En se consacrant désormais « exclusivement à ses missions sportives », le Stade Petit Sory laisse un vide immense dans l’agenda culturel de la capitale. Avec la fermeture de cette enceinte de Nongo pour les artistes, le monde culturel guinéen perd l’un de ses rares espaces de grand gabarit en plein air, ce qui va considérablement compliquer l’organisation des dédicaces d’albums et des festivals urbains dans les mois à venir.
Les regards se tournent désormais vers le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, pour savoir quelles alternatives seront proposées aux opérateurs culturels afin que la musique guinéenne ne se retrouve pas totalement sans abri.
Lerevelateur224.com.

