Quarante-huit heures après le double scrutin du 31 mai 2026, le candidat du FRONDEG à la députation, Ansoumane Tambassa, a dénoncé lors d’un point de presse ce mardi 2 juin 2026, à Boké, de présumées irrégularités électorales et une tentative de manipulation des résultats.

Selon lui, les retards observés dans le traitement des procès-verbaux suscitent de vives inquiétudes au sein de son camp.
« Malgré toutes ces irrégularités, nous sommes à ce jour en position de force. C’est cette position qu’ils veulent inverser, mais ce ne sera pas possible, car je n’abandonnerai jamais. Je vais agir conformément aux lois du pays et au code électoral », a déclaré le candidat, tout en affirmant être informé de supposées manœuvres visant à influencer la centralisation des résultats.
Pour étayer ces accusations, le FRONDEG s’appuie sur les rapports de ses délégués présents dans les bureaux de vote. Aux côtés du candidat, Dr Alain Gbilimou a évoqué plusieurs anomalies, notamment des votes de personnes non inscrites, des dérogations accordées sans justification, des soupçons de votes multiples et des irrégularités dans la gestion des documents électoraux.

« Parmi les irrégularités, nous avons constaté que des personnes non inscrites sur les listes électorales ont pu voter. Des votes par dérogation ont également été effectués par endroits sans aucune justification (…) Nous avons les preuves de tout ce que nous avançons », a-t-il soutenu.
Le responsable du FRONDEG a également dénoncé des atteintes au secret du vote, affirmant que certains électeurs auraient été accompagnés jusque dans l’isoloir afin d’orienter leur choix.
Malgré l’attention qui entoure l’attente des résultats, Ansoumane Tambassa assure privilégier la voie judiciaire pour faire valoir ses griefs. « Il faut qu’on respecte la voix du peuple. Nous préparons activement le dossier, car nous détenons toutes les preuves, y compris des vidéos », a-t-il déclaré.
En attendant la proclamation officielle des résultats par la Direction Générale des Élections (DGE), l’atmosphère reste particulièrement tendue dans la préfecture de Boké.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
