La passation de charges au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme marque bien plus qu’un simple changement d’homme. Elle consacre l’entrée en fonction d’Ibrahima Sory 2 Tounkara avec un message fort.

Installé officiellement par le ministre secrétaire général du gouvernement, le nouveau Garde des Sceaux qui succède à Yaya Kaïraba Kaba, dont il a salué l’héritage, fait de rigueur et de fidélité à l’État de droit.

En déclarant que « la justice n’appartient pas à un homme, elle appartient à la République, elle appartient au peuple », Ibrahima Sory 2 Tounkara pose un principe cardinal : la justice ne doit jamais être confondue avec le pouvoir de ceux qui l’exercent.

La justice, selon le nouveau ministre, est un pilier silencieux, mais fondamental de la République.

‘’Lorsqu’elle est forte, l’État est respecté. Lorsqu’elle est humaine, le peuple se réconcilie avec ses institutions. Elle ne doit être ni un outil de vengeance ni un refuge de complaisance, mais une autorité équilibrée, impartiale et légitime’’, a-t-il assuré.
En plaçant le peuple au cœur de sa conception de la justice, le nouveau ministre rappelle que chaque citoyen est à la fois sujet et bénéficiaire de l’institution judiciaire.

‘’La justice ne doit pas être perçue comme lointaine, inaccessible ou instrumentalisée. Mais comme un service public fondé sur l’égalité, la dignité et le respect des droits fondamentaux’’, a-t-il poursuivi, insistant sur la présomption d’innocence, le droit à un procès équitable, l’accès à un avocat, le respect du contradictoire et l’égalité de tous devant la loi.
Ensuite, il a exprimé son engagement à réformer le système judiciaire, à humaniser les conditions carcérales, à moderniser les procédures et à renforcer l’éthique professionnelle.
En ce 4 février 2026, le nouveau ministre a pris un engagement solennel : servir une justice indépendante, humaine et fidèle aux valeurs républicaines.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
