La passation de charge au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique s’est déroulée ce mercredi 4 février 2026, à Conakry, marquant le départ du ministre sortant Oumar Djoué Bah et l’entrée en fonction de Dame Khaïté Sall. La cérémonie a été présidée par le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Bernard Kamano.

Dans une atmosphère solennelle, la nouvelle ministre a officiellement repris un département qu’elle connaît bien, après l’avoir dirigé durant quatre années avant de le quitter il y a seulement quatre mois. Elle a déclaré revenir avec une « émotion particulière » et une conscience accrue des attentes du peuple guinéen en matière de santé.
Mieux, Khaïté Sall a exprimé sa profonde reconnaissance au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, pour la confiance renouvelée placée en elle, ainsi qu’au Premier ministre Amadou Oury Bah. Elle a affirmé que cet honneur constitue surtout un engagement envers les citoyens guinéens, qui aspirent à un accès universel et équitable aux soins de santé.
Continuité et réformes
La ministre a rappelé les importantes réformes engagées ces dernières années, notamment dans la gouvernance sanitaire, la construction d’infrastructures hospitalières, l’amélioration du statut des agents de santé, l’élaboration du code de la santé publique et la mise à jour de la carte sanitaire nationale.
Elle a également souligné la poursuite des efforts dans la lutte contre les maladies, la protection de la santé maternelle et infantile, ainsi que le renforcement de la sécurité sanitaire.
Face aux contraintes budgétaires, Khaïté Sall a annoncé une gestion rigoureuse des ressources publiques, fondée sur la transparence, la reddition des comptes et la recherche de financements innovants. Elle entend privilégier les stratégies à fort impact afin d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations.

Toutes les actions du ministère, a-t-elle précisé, s’inscriront dans la vision du président de la République et dans le cadre du programme de développement Simandou 2040, qui fait de la santé une priorité nationale.
La ministre a lancé un appel à l’ensemble du personnel médical et paramédical, du secteur public comme privé, afin de travailler ensemble pour bâtir un système de santé performant, équitable et accessible à tous, en particulier aux femmes, aux enfants et aux populations vulnérables.
Elle a enfin rendu hommage à son prédécesseur Oumar Djoué Bah, saluant le travail accompli et assurant la continuité des réformes engagées.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
