Le parti de Sidya Touré s’est prononcé le samedi 18 octobre dernier, sur la caution de candidature et le plafonnement du budget de la campagne. L’Union des forces républicaines qui reprenait ses assemblées générales à cette occasion, a invité les autorités de la transition a revoir le montant proposé par la commission financière de la DGE (Direction Générale des Élections).
En Guinée, selon la DGE, la caution de candidature pour la présidentielle du 28 décembre prochain est fixée à 875 000 000 GNF, tandis que les dépenses de la campagne sont plafonnées à hauteur de 35 000 000 000 de francs guinéens. Mais, le parti de Sidya Touré, – qui annonce déjà sa participation au scrutin – , juge les montants proposés exorbitants.

‘’Imaginez-vous la période que nous traversons aujourd’hui dans notre pays ? Cette période de galère, cette période de misère. Les candidats qui sont là, est-ce qu’ils seront aptes à payer cette caution?’’, s’est interrogé le secrétaire national de la jeunesse de l’UFR.
Plus loin, Mouctar Kalissa dit avoir compris la démarche des autorités de la transition. Selon lui, en plus d’être amateurs, le CNRD fait la promotion d’une candidature indépendante. Ce qu’il trouve inacceptable dans un pays démocratique.
‘’Mais, on va prendre ça où ? Mais on comprend. On comprend très bien. C’est pourquoi, la candidature libre et indépendante est tellement élevée, parce que ces gens, on ne connaît pas leur provenance, leurs ressources. La provenance de leurs ressources, c’est peut-être des narcos, ça peut être des bandes criminelles qui sont là et qui peuvent gagner de l’argent par-ci, par-là, l’argent facile pour acheter la conscience des gens.
Si toutefois, on privilégie les candidats indépendants par exemple, quel sera le rôle des partis politiques maintenant dans le pays ? Donc, la somme, elle est exorbitante, elle est colossale et ils doivent revoir. Mais tout ça, on comprend. C’est des amateurs’’, assure-t-il.
Et à Mouctar Kalissa de mentionner que les autorités n’ont pas du tout voulu associer des personnes qui connaissent, ‘’pour leur dire que c’est comme ci, c’est comme ça, il faut faire… Donc, voilà la dérive qu’on est en train de subir aujourd’hui dans le pays.’’
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
