En prélude à la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse prévue le 3 mai prochain, l’association des journalistes de la région de (AJRK), en collaboration avec le tribunal de première instance (TPI) de Kankan et la direction régionale de l’information et de la communication, organise un atelier de formation et de renforcement de capacité des journalistes. L’atelier porte sur le thème: « Maîtrise des textes de loi, l’éthique et la déontologie du journalisme ».

Cette session permettra aux professionnels de médias de Kankan de renforcer leurs capacités opérationnelles dans l’interprétation des décisions de justice. C’est la salle de conférence de la Maison Régionale de la Presse de Kankan qui a servi de cadre à la tenue de la cérémonie de lancement de cette session d’orientation présidée par le procureur général près la cour d’appel de Kankan, en présence du directeur régional de l’information et de la communication, le point focal de la HAC à Kankan et le coordinateur régional de la MAOG.
Dans son discours de bienvenue, le président de l’AJRK est revenu sur la nécessité et les raisons de cette session d’orientation.

‘’Le journalisme est une mission de service public. Il éclair, informe, interroge et, parfois, dérange. Pour mener à bien cette mission avec rigueur, éthique et responsabilité, il est fondamental que nous soyons nous journalistes, armés non seulement de curiosité, de courage et d’intégrité, mais aussi de connaissances solides en droit. Combien de fois avons nous vu des articles de presse mal interprétés des décisions de justice? Combien de fois des journalistes par méconnaissance du droit, se sont-ils exposés à des poursuites qu’ils auraient pu éviter?
C’est pourquoi, notre association a décidé de faire de la formation sur des questions juridiques des journalistes une priorité absolue. Parce qu’un journaliste qui comprend la loi, est mieux préparé à défendre la liberté d’expression et à promouvoir la vulgarisation des textes juridiques aux citoyens, que ce soit dans les éditions d’informations ou les émissions interactives. Cette formation ne vise pas à faire de nous des juristes, mais à renforcer notre capacité opérationnelle dans l’interprétation des décisions de justice’’, a souligné Laye Famo Condé.
Prenant la parole en marge de ces échanges, le procureur général près la cour d’appel de Kankan, Mamadou Djan Bora Diallo a vivement salué cette initiative qui vise à renforcer les capacités opérationnelles des journalistes dans l’interprétation des décisions de justice.

‘’Je remercie les initiateurs de cette activité. Former les journalistes, renforcer leurs capacités pour qu’ils maîtrisent les termes juridiques, est salutaire. Nous avons tous constaté souvent par méconnaissance, les journalistes dans leur reportage par rapport au suivi des procès, ils arrivent a employé des termes par fois inappropriés. Nous nous sommes rendus compte qu’il faut échanger avec eux, s’assurer d’avantage que ces expressions juridiques puissent être maîtrisées par les journalistes. Nous espérons après cette formation, qu’ils feront d’avantage sur la maîtrise des textes juridiques. Il ne faudra pas que ce soit la dernière séance de renforcement de capacités des journalistes sur les textes de loi’’, a-t-il apprécié.
Pour Cheick Sékou Berthe, chargé aux projets et à la formation au sein de l’AJRK, cette première journée de formation a été un tremplin pour les journalistes participants et a promis de multiplier ce genre d’initiative.

‘’Nous sommes très satisfaits au sortir de cette première journée de formation, et ça été un tremplin pour une vingtaine de journalistes venus des différentes rédactions, que ce soit des radios, des télévisions et même des médias en ligne, c’était vraiment intéressant de voir de l’engouement. Parce que c’était 20 participants qui étaient prévus au départ, mais dans la salle, c’était beaucoup plus au-delà, on était plutôt ravis. Et le formateur qui choisit, c’est-à-dire le substitut du procureur de la République près le TPI de Kankan, en la personne M. Yaya Fatoumata Boiro, sincèrement, il a captivité l’auditoire, il a satisfait et aucun participant à cette session n’est sorti avec le visage de n’avoir pas compris les choses. Ça été comme une libération intellectuelle pour chacun des journalistes. Nous avons compris des erreurs que nous commettions auparavant sans nous en rendre compte. A écouter le substitut du procureur dans ses interventions aujourd’hui, tout le monde a compris comment faire la différence en beaucoup de termes et d’expressions juridiques. Notamment, entre un prévenu et un accusé, le mandat d’arrêt et le mandat d’amener. Grâce à cette session, tous les journalistes présents ont saisi les différentes interprétations des termes. Et c’est pourquoi, en tant que chargé de formation et des projets de cette structure, je vous rassure que cela ne sera pas la dernière, il y en aura plusieurs autres sessions dans d’autres domaines à l’avenir au bénéfice des confrères, pour nous permettre de nous renforcer au maximum’’, a-t-il promis.
Satisfait au terme de cet atelier d’échanges sur les textes juridiques, les participants se sont engagés à faire une restitution fidèle dans les différentes rédactions de leurs structures respectives.

A préciser que, cette session d’orientation des journalistes sur les textes de loi, l’éthique et la déontologie au cours de laquelle, plusieurs thématiques seront enseignés par le substitut du procureur, sera ponctuée par la remise des attestations à une vingtaine de journalistes participants. Ce sera au lors d’une cérémonie prévue le 3 mai 2025, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
