Le collectif des enseignants contractuels non retenus à la fonction publique a rencontré ses homologues de l’intérieur du pays ce mercredi 26 février, dans une école privée de Kindia. Ladite rencontre a connu la présence de certains acteurs du secteur éducatif, rapporte notre correspondant régional.

Lors de cette rencontre de Kindia, plusieurs sujets ont été abordés. Il s’agit notamment la sensibilisation de tenir bon, mais aussi de leur engagement à la fonction publique.
Après la publication du résultat final du concours de recrutement à la fonction publique, nombreux sont ces enseignements contractuels qui continuent à se battre pour leur engagement, en dépit de la fermeté du Gouvernement sur la question.
Interrogé, Moustapha Camara, représentant régional des enseignants contractuels non retenus de Kindia, est revenu sur la galère que ses pairs et lui traversent.

‘’Nous sommes au nombre de 170 enseignants contractuels non retenus, parmi ces 170, il y a des biométrisés qui sont au nombre de 104 personnes et les non biométrisés plus ceux en avance d’âge, ils sont au nombre de 70 personnes. Nous sommes en train de se battre en corps et âmes, pour qu’on puisse au moins gagner l’engagement des 170 enseignants non retenus à Kindia. Donc, dès la sortie des résultats, on s’est dit de se lever, de ne pas rester indifférents ou bras croisés, de se battre pour l’aboutissement final de notre situation. Jusqu’à présent, nous continuons à enseigner’’, a expliqué Moustapha Camara.
Quant Aminata Kourouma, représente des enseignants contractuels non retenus de Kérouané, elle a d’abord souligné le problème qu’ils (enseignants contractuels, ndlr) rencontrent, avant de lancer un appel au président de la transition.

‘’Nous, on était plus de 200 personnes à Kérouané et il y a eu plus de 100 enseignants retenus. Maintenant, ça reste 36 personnes non retenues. Au secondaire, on était deux femmes et parmi les non retenus, ce sont ces deux femmes là qui ont été écartées, injustement. Je demande au général Mamadi Doumbouya, humblement, de nous venir en aide, parce que nos amis qui sont là-bas, ceux-ci ne connaissent rien, sauf enseigner. Donc, de nous venir en aide, pour que nous soyons rétablis dans notre droit’’, a-t-elle lancé.
Pour le premier vice porte-parole des enseignants contractuels non retenus, il est important de faire des sensibilisations, afin de mettre en lumière certaines vérités.

‘’C’est pour une sensibilisation des éléments à la base, c’est-à-dire, à l’intérieur du pays. Certains de nos collègues sont déstabilisés à l’intérieur du pays, parce que certaines personnes sont en train de nous démobiliser. Il y a eu beaucoup de promesses, mais vous savez que toute chose, c’est le temps. A date, nous avons fait des démarches et on ne peut pas dire que ces démarches sont abouties à 100%. Mais au jour d’aujourd’hui, nous avons l’espoir et c’est pourquoi, nous venons auprès de nos collègues de l’intérieur, pour qu’ils comprennent réellement les démarches que nous sommes en train de faire à Conakry’’, a relaté Mohamed Grèce Camara.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

