À Boké, la mairie monte au créneau face à certains citoyens qu’elle accuse de vouloir s’approprier des biens appartenant à la collectivité. Dans une interview accordée à notre correspondant ce mercredi 14 octobre 2026, le maire de la commune urbaine interpelle les commerçants occupant des boutiques du marché communal et qui refusent de renouveler leurs contrats de bail, expirés depuis deux ans.
Ces contrats, d’une durée de cinq ans, avaient été conclus sous l’ancienne équipe communale dirigée par Mamadouba Tawel Camara.
Selon le maire de la commune urbaine de Boké, Bassekou Amirou Dramé, les commerçants concernés sont invités à se présenter à la mairie afin de régulariser leur situation. À défaut, ils s’exposent à la fermeture de leurs boutiques.

« Même si c’est pour que je récupère ces boutiques-là, j’ai envie de voir les propriétaires. J’ai envie de savoir si ces boutiques appartiennent à la population ou à des individus. À partir du 15 de ce mois, les procédures de renouvellement des contrats sont officiellement engagées à la mairie », déclare le maire sur un ton ferme.
Poursuivant son intervention, la première autorité communale affiche sa détermination à remettre de l’ordre dans la gestion des biens communaux et à mettre fin aux pratiques qu’il juge irrégulières.
« Celui qui ne s’exécute pas aura affaire à la loi. Je ne peux pas comprendre que des tierces personnes continuent à dire qu’elles veulent le développement de Boké avec de tels comportements. Ce sont eux, le mal de Boké », déplore-t-il.
Au-delà des commerçants occupant les boutiques, le maire dénonce également le refus de certaines femmes étalagistes installées sur les emprises des routes de libérer les espaces nécessaires à la circulation, notamment dans les marchés de la commune.
« Imaginez, au marché de 400, on envoie un véhicule de vidange pour vider les toilettes. On demande aux femmes qui occupent les emprises de la route avec leurs tables de laisser un passage au véhicule, mais elles refusent catégoriquement. Il a fallu que le président de la commission des finances se déplace pour aller enlever les tables. C’est difficile à comprendre », indique le maire.
Déterminé à faire appliquer ses décisions, Bassekou Amirou Dramé menace d’organiser un point de presse pour rendre publics les noms des commerçants concernés si ces derniers persistent dans leur refus de se présenter à la mairie pour renouveler leurs contrats de bail.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

