La découverte d’une fosse commune près de Forécariah, le 24 août dernier, relance les inquiétudes autour des cas de disparitions signalés en Guinée. Six corps avaient été retrouvés dans cette fosse, les mains ligotées et les yeux bandés non loin du camps de kaléah.
Invité chez nos confrères de RFI ce matin , Mamadou Cellou Dalein Diallo s’est dit préoccupé par cette découverte, qu’il met en perspective avec plusieurs cas de disparitions forcées signalés ces dernières années.
« Ça ne me rassure pas dans la mesure où il y a eu beaucoup de cas déplorables qui appelaient à des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs et commanditeurs des crimes », a-t-il déclaré.
Poursuivant, l’ex-premier ministre a évoqué des disparitions forcées pour lesquelles, selon lui, aucune information précise n’a jusqu’à présent été communiquée aux familles et à l’opinion publique.
« Il y a eu des disparitions forcées, le procureur était saisi, la justice a promis de faire la lumière pour ça. Jusqu’à présent, on n’a aucune information », a-t-il déploré.
Par ailleurs, il évoque également une douzaine de jeunes et de citoyens portés disparus, pour lesquels les familles seraient toujours dans l’attente de réponses.
« Il y a au moins une douzaine de jeunes, de citoyens, portés disparus et jusqu’à présent, on n’a pas de résultat. N’oubliez pas que cette fausse commune a été découverte non loin du camp de Kaléa, occupé par les forces spéciales », a-t-il indiqué.
Pour finir, il regrette également que les corps aient été réinhumés sans autopsie et sans identification préalable, selon ses propos.
« Nous avons appelé à conduire des enquêtes, mais déjà, les premiers signes sont sources d’inquiétude. Dans la mesure où on a ré-enterré les corps sans faire l’autopsie, sans avoir cherché à identifier les corps, donc il n’y a vraiment aucun signe d’espoir par rapport à ça », a-t-il déploré sur RFI.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

