Alors que l’UFDG a été officiellement dissous et qu’aucun de ses cadres n’a été élu député ou maire lors des dernières législatives et communales du 31 mai, Cellou Dalein Diallo refuse de se considérer hors-jeu.
Dans une interview accordée à RFI, l’ancien Premier ministre affirme que son parti continue d’exister à travers ses militants, ses convictions et ses structures, notamment au sein de la diaspora.
Le président de l’UFDG rappelle que la dissolution de son parti était intervenue avant le scrutin, empêchant ainsi sa formation politique de présenter des listes.
« Mais attendez, je ne suis pas élu. On n’avait même pas le droit de présenter de liste, puisque le parti était dissous avant. Donc, le parti ne pouvait pas présenter de candidat . Et moi-même, je suis exclu, je suis radié du fichier électoral. », a-t-il expliqué.
À la question de savoir si l’UFDG existe toujours malgré sa dissolution, Cellou Dalein Diallo répond: « Bien sûr, il existe. C’est une adhésion à des idées, à des principes, à des convictions. Et n’oubliez pas que la moitié des fédérations sont à l’extérieur. En Guinée, compte tenu du climat de terreur, c’est difficile de critiquer. Nous ne sommes pas d’accord avec la confiscation du
pouvoir. Nous ne sommes pas d’accord avec la restriction drastique des libertés publiques. Nous ne sommes pas d’accord avec la violation récurrente et massive des droits de l’homme. Donc, le parti existe », a-t-il assuré.
Et de poursuivre : « C’est une révendication, c’est une aspiration du peuple que nous incarnons. Et à l’étranger, étant donné que la moitié des structures du parti se trouvaient à l’étranger, 60 à 70% de la diaspora guinéenne milite au sein de l’UFDG, eh bien, ça donne une force et ça permet au parti de continuer d’exister et de se battre. En commençant par dénoncer cette folie liberticide », a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

