Une tragédie inattendue a endeuillé la commune urbaine de Labé dans la soirée de ce samedi 29 août 2026. Un banal accident de la circulation, survenu au secteur Thiaghé dans le quartier Tata 2, a finalement coûté la vie à un jeune conducteur de moto-taxi. Un drame bouleversant, d’autant plus que les conducteurs impliqués s’étaient initialement séparés en pensant s’en être sortis indemnes.
L’illusion d’un accrochage sans gravité
Tout a commencé par une collision entre la moto de la victime, Boubacar Camara, et celle conduite par une femme. Sur le coup, l’incident a semblé mineur. Selon les témoignages recueillis, les deux usagers de la route ont échangé quelques mots, se sont mutuellement pardonné cet accrochage et ont repris leur route, convaincus que le choc n’avait causé aucun dégât corporel sérieux.
Cependant, les blessures internes, souvent invisibles et indolores dans les premiers instants sous l’effet de l’adrénaline, allaient se révéler fatales quelques minutes plus tard.
Le malaise soudain et la course contre la montre
Après l’accident, Boubacar Camara s’est rendu à son lieu d’arrêt habituel pour consommer du bouillon. C’est à ce moment-là que son état s’est brusquement dégradé.
Sa tante maternelle, Kadiatou Bangoura, encore sous le choc, a retracé les derniers instants de son neveu.

« J’ai reçu un appel m’informant qu’un de mes proches avait fait un accident. À l’hôpital, j’ai découvert qu’il s’agissait de mon neveu […]. Selon les informations que j’ai reçues, il est entré en collision avec une dame vers Thiaghé, au niveau du radar. Après le choc, ils se sont pardonné mutuellement […].
Mon neveu est ensuite arrivé à l’endroit où il avait l’habitude de prendre du bouillon. Il a demandé de l’eau à boire. Après avoir bu, il a commencé à baver. Ils l’ont alors transporté d’urgence à l’hôpital, mais c’est en cours de route qu’il est décédé », a-t-elle témoigné.
La tante de la victime a également précisé que le jeune homme présentait des blessures aux pieds, mais surtout qu’il avait reçu un violent choc au niveau du flanc, ce qui pourrait expliquer la détérioration soudaine de ses fonctions vitales.
En attendant son inhumation par sa famille et ses proches, le corps du défunt a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Labé.
Depuis Labé,Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

