L’activiste guinéen Bella Bah a été officiellement placé sous mandat de dépôt ce jeudi 13 août 2026. Après plusieurs jours de garde à vue, il a été entendu par le parquet du Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn avant d’être transféré à la Maison centrale de Conakry. Son procès, très attendu par l’opinion publique, s’ouvrira dès le lundi 17 août prochain.
De l’interpellation à la détention préventive
L’arrestation de Bella Bah, survenue dans la soirée du samedi 8 août à Conakry, avait suscité de nombreuses interrogations. Jusqu’à son déferrement ce jeudi, l’activiste était détenu dans les locaux de la Direction centrale des investigations de la justice militaire et de la gendarmerie nationale.
Si les charges officielles retenues contre lui n’ont pas encore été formellement communiquées par le parquet, plusieurs sources concordantes indiquent que cette interpellation ferait suite à des publications sur le réseau social Facebook. Ces propos visaient directement le premier imam de la grande mosquée Fayçal de Conakry, El Hadj Mamadou Saliou Camara.
Le pardon du dignitaire religieux
L’affaire a pris une tournure inattendue le mardi 11 août dernier. Faisant preuve de clémence, le grand imam El Hadj Mamadou Saliou Camara a pris la parole publiquement pour annoncer qu’il pardonnait à l’activiste, allant jusqu’à plaider en faveur de sa libération.
Malgré cette démarche d’apaisement de la part de la figure religieuse, la machine judiciaire a suivi son cours, aboutissant au placement en détention de Bella Bah en attendant son jugement.
« Une épreuve très difficile » : la réaction de sa famille
Peu après l’annonce de son placement sous mandat de dépôt, l’épouse de l’activiste, Ami Bah, a réagi publiquement sur ses réseaux sociaux. Faisant preuve de retenue, elle a décrit une situation éprouvante pour sa famille tout en réaffirmant sa confiance envers les institutions judiciaires.
« C’est une épreuve très difficile pour notre famille. Toutefois, nous respectons la justice et faisons entièrement confiance aux avocats en charge de la défense de mon mari. Le procès est prévu ce lundi 17 août et nous espérons que la vérité pourra y être établie », a-t-elle déclaré.
Elle a conclu son message en appelant les sympathisants et les proches à continuer de prier pour son époux. L’audience du lundi prochain au TPI de Dixinn sera l’occasion pour le ministère public de détailler les griefs reprochés à l’activiste, et pour la défense de faire valoir ses arguments.
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