Face à la dégradation avancée de la chaussée, la solidarité citoyenne s’organise à Siguiri. Ce samedi 1er août 2026, sous l’impulsion du conseil de quartier Énergie et avec le soutien de la commune urbaine, de nombreux jeunes se sont mobilisés pour boucher les nids-de-poule qui jonchent les axes routiers de leur localité. Une action d’intérêt public saluée par les habitants et les usagers de la route.

Deux axes stratégiques ciblés par les travaux
Dès 6 heures du matin, plusieurs associations de jeunesse armées de pelles et de pioches ont investi le terrain. Les interventions ont principalement concerné deux tronçons majeurs, réputés difficiles d’accès pour les automobilistes et les conducteurs de deux-roues. Il s’agit de l’axe reliant le stade Ibrahima Permis Magassouba à la gare de Bouré ; et aussi de la route reliant le pont Mao à l’hôpital préfectoral.

« Nous le faisons pour nous-mêmes » : l’engagement de la jeunesse
Pour mener à bien ces travaux, la mairie a fourni les chargements de pierres et de gravats, tandis que la main-d’œuvre a été assurée bénévolement par les jeunes du quartier.
Sidi Diakité, président de l’association des jeunes Énergie la Sabati, explique les motivations de cette mobilisation collective et l’impact attendu sur la sécurité routièré.

« Nous avons été appelés par le président du conseil de quartier Énergie pour nous informer que la commune avait envoyé les cailloux pour réparer les gros nids-de-poule de notre quartier. Notre association est massivement sortie par ce que nous le faisons pour nous-mêmes ; c’est nous qui roulons là-dessus. Chaque fois, des motards tombaient ici tellement la chaussée était dégradée. Avec cette roche dure, le travail va durer. Nous remercions la commune et le conseil de quartier d’y avoir pensé », a-t-il affirmé.

La satisfaction des autorités locales
Le président du conseil de quartier d’Énergie, Amara Famoro Doumbouya, qui a coordonné l’opération, s’est félicité de la réactivité de la commune urbaine et du civisme des jeunes.

« Vraiment, nous sommes contents. Nous avions adressé une demande aux nouvelles autorités de la commune pour nous aider à arranger ces grands trous dans le goudron. Dès qu’ils ont envoyé ces cailloux, nous avons aussitôt appelé les jeunes pour arranger les parties gâtées : déverser les tas de cailloux, les éparpiller et casser les gros morceaux. C’est ce travail que nous faisons depuis 6 heures du matin. Nous remercions la commune et les groupes de jeunes qui ont accepté de venir faire ce travail », a-t-il salué.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

