Un événement tragique a secoué le quartier Afia (également appelé Hafia), dans la commune urbaine de Pita, le mardi 21 juillet 2026. Une femme, mère d’un enfant, a été retrouvée sans vie dans la chambre de son concubin.
Si la nouvelle a initialement suscité de l’émoi et des interrogations, les enquêtes médicales et sécuritaires ont rapidement écarté toute piste criminelle, confirmant que la défunte a succombé à une longue maladie.
Une quête de soins qui s’achève tragiquement
Selon les témoignages recueillis dans le voisinage, la victime, originaire de la localité de Wansan, souffrait depuis un certain temps d’une maladie persistante, particulièrement à la suite d’un récent séjour au Sénégal. Accablée par des douleurs s’étendant de son pied à l’ensemble de son corps, elle s’était rendue chez son conjoint – et père de son enfant, un dénommé Lansana – pour y trouver refuge et solliciter une assistance.
Le drame s’est produit alors que son compagnon s’était absenté pour lui chercher à manger. Un témoin du quartier, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, relate le fil des événements.
« Ma mère m’a appelé au téléphone pour me demander si je suis au courant de ce qui s’est passé […]. La copine du jeune nommé Lansana est décédée chez lui. Je suis venu sur les lieux, mais le jeune était parti au garage pour chercher à manger pour la défunte. Ces derniers temps, la femme était au Sénégal, mais depuis son retour, elle est malade, tout le monde est au courant de cette maladie. Comme son copain est le père de son enfant, elle est venue vers ce dernier pour demander une assistance médicale, malheureusement, elle est décédée sur place », a-t-il raconté.
L’intervention rapide et rassurante des autorités
L’annonce du décès dans ces circonstances a immédiatement mobilisé les responsables locaux. Elhadj Camara, chef du quartier, a coordonné l’intervention des services de sécurité pour lever toute ambiguïté sur les causes de ce drame. Le responsable local a détaillé le processus rigoureux qui a conduit à la clôture du dossier.
« Je suis allé à la gendarmerie et nous nous sommes rendus sur les lieux. Les agents de sécurité sont rentrés dans la chambre pour mener des enquêtes. Après cela, ils ont directement appelé le procureur et ce dernier a appelé un médecin de l’hôpital préfectoral. Le médecin et les agents de la protection civile se sont rendus sur les lieux. Après, le docteur Sow a effectué des visites sur le corps et il n’y avait aucune trace », a-t-il relaté.
Au terme de ces constatations médicales confirmant l’absence de toute violence corporelle et validant la thèse de la mort naturelle, le procureur de la République a ordonné la restitution de la dépouille. Le corps a été remis aux responsables du quartier et à la famille pour l’organisation des obsèques dans la dignité.
Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

