Le berceau de l’humanité doit s’unir autour des langues africaines les plus répandues. En effet, la tendance mondiale actuelle est d’aller vers les grands ensembles. La force d’un continent, c’est sa capacité à fédérer ses peuples autour de langues ou d’écritures à grande expansion. Pensez-vous par exemple que la langue arabe parlée en Arabie saoudite est la même que celle du Maroc, de la Tunisie, de l’Égypte ou d’ailleurs ?
Il existe bel et bien des différences dialectales. Mais plutôt que de s’éparpiller, comme nous le faisons ici, en Afrique, ils ont préféré garder jalousement l’unicité linguistique.
L’anglais est la langue qui se classe au-dessus des autres en termes d’expansion, car ses promoteurs ont tout fait pour qu’elle soit parlée partout dans le monde. Loin de moi l’idée de dire qu’il ne faut pas soutenir ou promouvoir les langues à faible usage ou minoritaires, mais l’Afrique a tout intérêt aujourd’hui à fédérer ses peuples autour des langues africaines à grande expansion, afin de réaliser le rêve des pères fondateurs : l’unité africaine.
Si l’Afrique s’unit, mais que les peuples ne s’unissent pas autour des alphabets ou des langues africaines à grande expansion, l’union reste incomplète voire illusoire.
Sayon MARA, Juriste
