La décision rendue par la Cour de Justice de la CEDEAO dans l’affaire opposant Monsieur Mamadou Aliou Bah à l’État guinéen ouvre une nouvelle page. Elle ne devrait être ni un motif de triomphalisme pour les uns, ni une source d’amertume pour les autres.
Elle offre plutôt à notre pays une occasion de démontrer sa maturité institutionnelle et son attachement à l’État de droit.
La Guinée n’est pas un simple membre de la CEDEAO. Elle en est l’un des États fondateurs. Depuis la création de notre organisation communautaire, notre pays a toujours contribué à son rayonnement et à son renforcement. Les décisions de ses institutions ne sont donc pas celles d’une organisation étrangère : elles émanent d’une juridiction que la Guinée a librement contribué à créer, à reconnaître et à renforcer.
Dans cet esprit, l’exécution de cet arrêt ne devrait pas être perçue comme une contrainte imposée à l’État guinéen, mais comme l’expression du respect des engagements internationaux auxquels notre pays a souverainement souscrit.
Au-delà de l’aspect juridique, une mise en œuvre diligente de cette décision constituerait un signal fort en faveur de l’apaisement national. Notre peuple aspire aujourd’hui à davantage de confiance, de dialogue et de sérénité. Chaque geste qui rapproche les Guinéens mérite d’être encouragé.
La libération de Monsieur Mamadou Aliou Bah, conformément à l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO, représenterait un acte de responsabilité politique, de respect des institutions communautaires et de confiance dans la force de notre État.
À l’échelle internationale, elle renforcerait également l’image d’une Guinée fidèle à ses engagements, respectueuse du droit communautaire et attachée aux principes de justice qui fondent les organisations auxquelles elle appartient.
Les grandes nations ne s’illustrent pas uniquement par leur capacité à prendre des décisions difficiles. Elles se distinguent aussi par leur volonté de respecter les institutions qu’elles ont elles-mêmes bâties.
Aujourd’hui, la Guinée a l’occasion d’envoyer un message fort : celui d’un État qui fait prévaloir le droit, qui respecte ses engagements et qui place l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des divergences politiques.
L’histoire retient toujours les peuples et les dirigeants qui savent transformer les moments de tension en opportunités de rassemblement.
Puissions-nous saisir cette occasion pour écrire ensemble une nouvelle page d’apaisement, de responsabilité et d’espérance pour notre chère Guinée.
𝐋𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐥é. 𝐀 𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐫 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐢𝐞 à 𝐥𝐚 𝐫é𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.
𝑨𝒃𝒅𝒐𝒖𝒍𝒂𝒚𝒆 𝑨𝒎𝒊𝒆 𝑺𝒐𝒖𝒎𝒂𝒉
𝑽𝒊𝒄𝒆-𝑷𝒓é𝒔𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒖 𝑴𝒐𝑫𝒆𝑳 ( 𝑴𝒐𝒖𝒗𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝑫𝒆é𝒎𝒐𝒄𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝑳𝒊𝒃é𝒓𝒂𝒍)
