Les lampions se sont éteints sur la session 2026 du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Lancées le lundi 22 juin, les évaluations ont officiellement pris fin ce samedi 27 juin sur l’ensemble du territoire guinéen.
Dans la capitale forestière, à la sortie de l’ultime épreuve de biologie, le sentiment dominant chez les candidats est le soulagement. Si certains redoutent les matières scientifiques, l’espoir d’obtenir le précieux sésame reste vif.
Un bilan mitigé selon les profils, mais un optimisme général
À la sortie des centres d’examen, les visages étaient détendus. Malgré la rigueur annoncée pour cette session, de nombreux collégiens estiment que les sujets étaient à leur portée.
C’est le cas de Bemy Koïvogui, candidate pour la première fois. Si elle se réjouit de ses performances dans les matières littéraires, elle reconnaît des lacunes dans d’autres disciplines.

« Je remercie Dieu, les épreuves se sont bien passées. C’est surtout en histoire et en physique que j’ai rencontré des difficultés, car je suis très faible dans les matières pratiques. Le reste, on confie à Dieu, mais j’ai confiance en moi. Et si j’ai confiance, cela veut dire que je vais décrocher le BEPC cette année », a-t-elle déclaré.
Pour Wata Tolno, qui affronte cet examen pour la deuxième fois, l’expérience a fait la différence par rapport à l’année précédente.

« Je suis à l’aise parce que les matières étaient abordables. Il n’y a aucune matière qui m’a fatiguée. Cette année, je vais valider le BEPC ! », se montre-t-il confiant.
La prise de conscience : Allier études et formation professionnelle
Au-delà de la simple réussite scolaire, cette fin d’examen met en lumière une maturité grandissante chez certains jeunes face à la réalité du marché du travail guinéen. Francis Claver Haba, un autre candidat, se dit confiant d’obtenir une moyenne supérieure à 10/20 malgré des difficultés en physique et en biologie.
Plutôt que de s’adonner à l’oisiveté durant ces mois de repos, il lance un appel lucide à ses camarades.
« Je demande à mes amis de prendre courage. Nous voyons nos grands frères qui ont fini leurs études mais qui peinent à trouver de l’emploi. En étudiant, il faut aussi apprendre des métiers à côté. Moi, j’avais déjà commencé des formations en informatique et en anglais avant le BEPC, et je vais les continuer pendant les vacances », a-t-il lancé.
Cette session 2026 s’achève donc sans incident majeur signalé par les candidats interrogés, laissant place à une période d’attente cruciale avant la publication des résultats par le ministère de tutelle.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour l
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