Les examens de sortie de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, lancés le 15 juin 2026, sur l’ensemble du territoire national, sont désormais dans leur dernière ligne droite avec les épreuves pratiques. Dans la région administrative de Boké, 1 500 candidats, répartis dans neuf (9) centres d’examen, mettent en pratique les compétences acquises au cours de leur formation en vue de l’obtention de leurs diplômes professionnels.

Au Centre de formation professionnelle (CFP) de Boké, 209 candidats prennent part à cette étape décisive. Dans la filière menuiserie, cinq (5) candidats, tous des hommes, sont évalués à travers la confection de cinq tables-bancs sous la supervision des examinateurs. Après trois années de formation et un stage pratique de trois mois à Conakry, Amadou Djangho Barry affiche sa confiance.

« L’État nous a demandés de confectionner des tables-bancs, c’est ce que nous sommes en train de réaliser. Nous avons commencé mardi et nous sommes sur le point de terminer. Aujourd’hui, nous sommes capables d’exécuter n’importe quel travail de menuiserie sans l’assistance de nos formateurs. Le stage que nous avons effectué nous a permis de renforcer nos compétences », affirme-t-il.

Présent sur le terrain, le délégué régional du CFP de Boké, M’bemba 2 Tolno, explique que l’évaluation repose avant tout sur l’approche par compétences (APC). Selon lui, les candidats sont jugés non seulement sur la qualité de leurs réalisations, mais également sur leur maîtrise technique, leur comportement et leur capacité à respecter les délais.

« Dans certaines filières, même lors des épreuves pratiques, il existe une phase théorique. Par exemple, en électricité, le candidat doit d’abord présenter son schéma sur papier, une étape notée à 40 %. Ensuite, il réalise le montage pratique qui compte pour 60 %. Les habiletés, le temps d’exécution ainsi que le comportement durant l’épreuve sont également pris en compte », précise-t-il.

Le responsable régional a par ailleurs salué les efforts consentis par l’État pour améliorer les conditions de formation des apprenants, tant sur le plan théorique que pratique. Il a invité les candidats à mesurer l’importance de cette évaluation, tout en lançant un appel aux entreprises afin qu’elles accompagnent davantage les jeunes diplômés dans leur insertion professionnelle.
« Il faut rappeler que lorsqu’un candidat échoue à cet examen, c’est toute sa formation qui est remise en cause. Nous les encourageons donc à prendre ces épreuves très au sérieux. Aux entreprises, nous demandons d’accompagner ces jeunes en leur offrant des stages et en facilitant leur accès à l’emploi », lance M’bemba 2 Tolno.

Dans l’ensemble de la région de Boké, les statistiques font état de 1 500 candidats, dont 833 filles et femmes. Ils sont répartis dans plusieurs filières, notamment le génie civil, le génie mécanique, le génie électrique, la santé et l’agriculture. Pour les responsables du secteur, ces domaines constituent aujourd’hui des filières porteuses, offrant de réelles perspectives d’insertion sur le marché de l’emploi.
À travers ces épreuves pratiques, les autorités entendent s’assurer que les futurs diplômés disposent des compétences techniques requises pour répondre efficacement aux besoins des entreprises et contribuer au développement socio-économique du pays.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
