L’insécurité grandissante prend de l’ampleur dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Dans la nuit du vendredi au samedi 6 juin 2026, le siège de la société civile, a été la cible d’une attaque des individus non identifiés. Les portes des 27 sur 28 bureaux, ont été détruites et vandalisées par des bandits laissant la population dans l’inquiétude sans précédent.

Informé de la situation, un des responsables de la société civile s’est rendu sur les lieux. Interrogé, il a indiqué qu’il a été informé par son premier vice-président, en la personne de Sabadi, lui disant que le gardien l’a appelé en l’annonçant qu’il a constaté que la porte était défoncée, mais qu’il n’était pas encore entré.
‘’Il m’a dit qu’il allait me rappeler, je lui ai dit qu’il fallait demander des informations complémentaires, donc, après il m’a rappelé, pour me dire que le gardien est rentré, effectivement, qu’il a constaté que les bureaux ont été touchés. Donc, c’était là, j’ai appelé, parce qu’on a un comité de gestion de la maison du paysan. J’ai appelé le président du comité de gestion pour l’informer. Il m’a appelé pour me dire que c’est grave, presque tous les bureaux ont été attaqués. Donc, c’est de là que je suis arrivé, et quand je suis arrivé, j’ai constaté effectivement l’effet, que tous les bureaux ont été attaqués. Il y a 28 bureaux qui ont été touchés : 18 bureaux au rez-de-chaussée et 10 à l’étage’’, a confié Adrien Chérif.
Aussi, il dit avoir constaté l’arrivée de l’équipe de la gendarmerie, de la brigade de recherche qui ont procédé au constat tout en prenant des indices. Et avec ces indices, dit-il, ces équipes ont demandé à tous les agents de rentrer dans les bureaux et faire les constats.
‘’C’est amer, parce que c’est un constat général. Au niveau de la région en général et de la ville particulièrement, les attaques ne font que se multiplier. Et heureusement que le gardien n’était pas présent. Si peut-être ils avaient trouvé le gardien, avec cette intention qu’ils avaient, je suis sûr et certain qu’ils auraient fait du mal au gardien. Donc, l’appel que j’ai à lancer, c’est de dire aux services de sécurité et aux autorités à tous les niveaux de prendre toutes les dispositions pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Ici, ce n’est pas un service de recette, c’est juste le service de la société civile. Donc, on se demande quel est au moins le motif de cette attaque’’, s’est interrogé Adrien Chérif.

La perte elle est énorme. Martine Haba, actrice de la société civile, a également perdu une forte somme.
‘’Tout d’abord, je vais dire que j’ai perdu une machine portative avec son chargeur de marque HP et une somme de 6 millions. Environ 6 millions et plus 3 complets de 3 pagnes’’, a-t-elle déclaré, avant de revenir sur les circonstances dans lesquelles elle a été informée.
‘’Moi, j’étais couchée. J’ai reçu un appel d’un monsieur qui travaille ici. Il m’a appelé le matin et m’a dit que tous nos bureaux ont été vandalisés. Donc, je suis venue rapidement et j’ai constaté que les portes, il y a des trous dedans. Et j’ai vu mes cachets sur la table. J’ai compris quand même que j’ai été touchée. Parce que les machines qu’ils ont emporté contiennent des dossiers, des dossiers très, très importants pour nous’’, a ajouté Martine Haba.
Pour elle, la maison du paysan qui regorge les acteurs de la société civile qui ont pour mission de défendre l’intérêt collectif, si elle devient le théâtre d’une telle attaque, c’est de l’insécurité manifeste qui s’affiche.
‘’En tant que maison du paysan, on dit société civile. Et si la société civile est attaquée comme ça, je pense qu’on a peur. Et moi, personnellement, j’ai peur. La société civique est censée défendre, être la voix des sans-voix. Il faudrait que les autorités se lèvent pour redoubler assez d’efforts afin qu’on puisse mettre main sur ces malfrats’’, a-t-elle lancé.
Visiblement affaibli par cette triste situation, Hamidou Barry a exprimé son désarroi. ‘’Vraiment, c’est désolant. Des ordinateurs portables, deux ordinateurs portables que j’ai acheté récemment et 3 000 000 de francs guinéens ont été emportés par ces voyous. Ce matin-là, on vient de m’appeler, j’étais même couché. On m’appelle pour m’annoncer qu’on a été victime de vol ici. Et effectivement, j’ai bien constaté que tous les bureaux, là, sont saccagés’’, a relaté Hamidou Barry.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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