Le Comité d’organisation de la Rencontre des Journalistes Africains de Conakry (REJAC) a tenu ce mercredi 13 mai 2026, une conférence de presse à la Maison commune des Journalistes. L’objectif était d’annoncer officiellement les préparatifs de la deuxième édition de cet événement continental, prévu les 10 et 11 juin prochains dans la capitale guinéenne.
Après une première édition réussie axée sur l’intelligence artificielle, la REJAC s’attaque cette année à un défi mondial majeur : « Médias et changements climatiques en Afrique ». Pour les organisateurs, l’ambition est claire : faire de Conakry la plaque tournante annuelle du débat médiatique africain.
Conakry, futur carrefour de la presse africaine
En ouverture, Aboubacar Condé, membre du comité d’organisation, a rappelé la genèse de l’initiative.
‘’La première édition a eu lieu l’année dernière et c’est un événement qui compte grandir au jour le jour. Comme son nom l’indique, nous voudrions que Conakry soit la véritable plaque tournante des journalistes une fois par an, qui se retrouvent ici pour discuter des questions d’actualité’’, a-t-il déclaré.

Il a précisé que le travail de fond, notamment l’identification des partenaires et des thématiques, est déjà bien avancé pour garantir le succès de ce rendez-vous.
Une thématique au cœur de l’urgence écologique
Ismaël Camara, également membre de la commission d’organisation, a justifié le choix du thème de cette année par son caractère brûlant.
‘’Cette année, le thème que nous avons choisi et qui colle parfaitement avec l’actualité, c’est ‘Médias et changements climatiques’. C’est une thématique contemporaine qui a des enjeux dans tous les pays du monde, la Guinée n’en fait pas exception », a-t-il souligné.
Cette édition bénéficie d’un soutien institutionnel fort, notamment du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, ainsi que du ministère de la Communication et de la Haute Autorité de la Communication (HAC). Côté international, des délégations de six pays sont attendues : la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, le Togo, le Congo-Brazzaville, et potentiellement le Gabon.
Entre économie minière et vigilance écologique
Boubacar Sanso Barry a détaillé les sous-thèmes qui rythmeront les deux jours de débats. Au-delà des défis du journalisme environnemental et de la gestion des aires protégées, la question minière sera au centre des réflexions.
‘’Notre pays est un pays hautement minier. Nous journalistes, quelle doit être notre place ? Nous avons le devoir de promouvoir l’exploitation des mines en raison des profits que cela peut rapporter au pays… mais de l’autre côté, nous avons aussi un devoir, celui d’aider à préserver l’environnement’’, assure-t-il.
Il s’agira pour les professionnels de l’information de trouver le juste équilibre entre la promotion du développement économique et la « vigilance écologique ».
Des partenariats stratégiques pour une mobilisation réussie
Pour relever ce défi logistique et intellectuel, le comité mise sur des partenaires de poids comme la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée) et Reporters Sans Frontières (RSF). Comme l’a souligné Aboubacar Condé.
‘’Faire inviter des confrères des autres pays, les réunir pendant deux jours, plus les journalistes d’ici et d’autres techniciens… ça demande assez de moyens et de ressources humaines. On se bat auprès des différents partenaires afin d’assurer un bon accompagnement’’, dira-t-il.
Le rendez-vous est donc pris pour les 10 et 11 juin 2026. Les journalistes africains tenteront de définir leur rôle face à la crise climatique qui impacte durement le continent.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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