Le constat est sans appel et les chiffres, livrés avec une franchise désarmante par la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Dre Diaka Sidibé, font froid dans le dos : en Guinée, seuls 30,87 % des diplômés parviennent à décrocher un emploi 12 mois après la fin de leur cursus.
C’est pour briser ce plafond de verre et corriger une « fracture structurelle » devenue inacceptable, que la ministre a officiellement lancé, ce lundi 27 avril 2026, à Conakry, les travaux de l’atelier conjoint des mégaprojets Simandou MPS30 et MPS32. Deux leviers stratégiques destinés à réconcilier, enfin, l’université guinéenne avec les réalités de son économie.
Un paradoxe guinéen : 15 000 diplômés pour un marché qui cherche ses talents
Malgré une croissance économique robuste estimée à 7,2 % pour 2025 et le chantier pharaonique de Simandou qui promet la création de 45 000 emplois directs et indirects, le système éducatif guinéen tourne en partie à vide.
‘’Nos 48 institutions d’enseignement supérieur produisent plus de 15 000 diplômés par an. Mais 12 mois après la fin des études, il n’y a que 30,87 % qui ont un emploi. Cette inadéquation entre ce que nos universités produisent et ce que notre économie démontre est inacceptable’’, a affirmé Dre Diaka Sidibé devant un parterre de recteurs et d’acteurs du secteur privé.
Pour la ministre, l’heure n’est plus aux réformes administratives de façade, mais à une transformation profonde du capital humain pour qu’il devienne le moteur du programme Simandou 2040.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
