L’audience correctionnelle s’est ouverte ce mardi 11 mars 2025, au tribunal de première de Kaloum. Au rôle du jour, l’affaire Colonel Mohamed Saliou Camara, poursuivi devant ce tribunal pour des faits présumés de filouterie, enrichissement illicite, escroquerie, faux, usurpation de titre et menace par un certain Salih Guzel, acteur économique turque.
A l’ouverture de l’audience, la défense constatant l’absence de la partie civile, s’est indignée de ce comportement qui commence à être une habitude. Me. Kobele Keita a donc souhaité que le juge ordonne l’ouverture des débats pour que son client puisse donner sa part de vérité dans cette affaire.
Le ministère public de son côté, ne s’est pas opposé à la proposition de la défense, mais a tout de même soulevé le nombre pléthorique d’infractions dont le colonel fait l’objet de reproches.
Selon lui, le mieux serait d’entendre la partie civile d’abord et ainsi le ministère public pourra facilement faire son canevas de questions. Mais la défense réplique. Me Kobele Keita dit être ‘’sidéré’’ en tant qu’avocat pénaliste, d’entendre de tels propos du ministère public. Il soutient que l’absence de la partie civile ne peut pas empêcher la comparution d’un prévenu devant un tribunal.
‘’Il y a la cellule de citation, le ministère public peut se référer de cela pour poser ses questions’’, argue Me. Kobele Keïta, qui ajoute que ‘’ce n’est pas un motif valable de renvoyer l’affaire encore une fois’’.
Ainsi, le juge Mamadou Bhoye Diallo a ordonné l’ouverture des débats, avec le colonel Mohamed Saliou Camara.
Après la lecture des infractions par le juge, le colonel a rejeté d’un revers de main toutes ces accusations.
Par ailleurs, il reconnaît qu’ils se connaissent très bien lui et son poursuivant. Voulant en savoir plus, le président lui a donc posé la question : Que s’est-il passé avec M. Salih Guzel?
Le prévenu s’explique : ‘’j’ai travaillé avec lui dans un contrat que nous avons entretenu. Mais à un moment, je me suis rendu compte que j’étais sans un jeu auquel je ne pouvais pas m’en sortir. Je suis donc allé voir le procureur pour l’expliquer que je suis en contrat avec un monsieur qui ne veut pas accomplir sa part, ce dernier m’a conseillé de porter plainte. Dès que j’ai porté plainte, il a commencé les agissements. Il était même allé chez moi faire un scandale avec ma sœur’’, explique-t-il à la barre.
Mieux, il assure qu’il y a des conventions signées dans ce contrat avec M. Salih Guzel. Le tribunal a demandé s’il pouvait présenter ces conventions ? Le prévenu a répondu par l’affirmatif, mais pas sur place.
C’est ainsi que le président juge Mamadou Bhoye Diallo a décidé de renvoyer l’affaire au 25 mars 2025, pour la production des conventions, la suite des débats et la comparution de la partie civile.
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