À peine un mois après le lancement des travaux d’extension du Stade 1er Mai de Boké, le directeur de l’infrastructure tire la sonnette d’alarme. En cause : l’approche de la saison des pluies, qui pourrait compromettre le respect du délai d’exécution fixé à deux mois.

Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, le responsable du stade a exprimé ses inquiétudes face aux contraintes climatiques, tout en réaffirmant l’importance stratégique de ce projet pour le développement du football local.
Piloté par la société UMS Africa Group, sous la supervision de la Fédération Guinéenne de Football et de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel, le chantier porte principalement sur l’agrandissement et l’amélioration de la pelouse afin de la rendre conforme aux exigences des compétitions nationales.

« Ce projet, géré par notre partenaire UMS, est actuellement à sa quatrième semaine. Il concerne essentiellement l’agrandissement de la pelouse. Une fois les travaux achevés, il n’est pas exclu que l’entreprise poursuive son accompagnement », a expliqué le directeur.
À terme, le Stade 1er Mai de Boké devrait pouvoir accueillir des matchs officiels dès la prochaine saison. Toutefois, cette modernisation s’accompagnera d’une nouvelle politique de gestion de l’accès à l’enceinte sportive.

Une commission sera prochainement mise en place pour encadrer l’utilisation du stade, afin de limiter son occupation informelle par certains clubs. Le directeur insiste également sur la nécessité d’aménager des terrains de proximité dans le centre-ville.
« L’accessibilité ne sera plus aussi libre qu’auparavant. Nous œuvrons pour que les autorités nous accompagnent dans la réalisation d’au moins deux terrains de proximité. Sans cela, le stade sera rapidement saturé, car près de 80 % des clubs informels sont concentrés au centre-ville », a-t-il lancé.
Par ailleurs, plusieurs défis structurels restent à relever. Le directeur a notamment évoqué l’insuffisance des infrastructures d’accueil et d’accompagnement.
« La tribune actuelle ne peut même pas accueillir 600 personnes. Il y a aussi un besoin urgent de latrines publiques et d’un éclairage nocturne pour permettre aux clubs de s’entraîner en soirée », a alerté Jack Andréa.
Malgré ces contraintes, le projet d’extension est largement salué par les acteurs sportifs de Boké, qui y voient une avancée significative pour la promotion et la structuration du football dans la région.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
