À l’occasion de la grande messe du livre à Conakry, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, a dévoilé son autobiographie. Plus qu’un simple récit de vie, « Dre. Diaka Sidibé, un parcours, un destin, une conviction » est un manifeste contre la facilité et une ode au travail acharné.
C’est une ministre visiblement émue, mais d’une fermeté absolue sur les principes, qui s’est prêtée à l’exercice de la dédicace ce week-end. Devant un public composé d’étudiants, de mentors et de collaborateurs, la Dre Diaka Sidibé a présenté son ouvrage de 175 pages. Si l’émotion était palpable, le message, lui, était politique et social : la réussite n’est pas un accident, c’est une construction.
Le refus de l’étiquette de « parvenue »
Le moment fort de son intervention a résidé dans sa volonté de déconstruire l’image de l’ascension fulgurante et sans effort. Face à une jeunesse parfois en quête de repères, la ministre a martelé une vérité qui lui tient à cœur.
‘’Mon parcours n’est pas celui d’une personne à qui tout a été donné. Je ne suis pas arrivée à des postes de responsabilité par hasard, ni par facilité. Je ne suis pas une parvenue’’, a-t-elle affirmé avec force.
Pour l’auteure, chaque étape de sa carrière, de l’amphithéâtre aux conseils des ministres, a été le résultat d’une discipline de fer et de « renoncements difficiles ». En affirmant ne pas être le fruit du hasard, elle réhabilite la valeur de l’effort dans un contexte où le succès est parfois perçu comme une simple question de relations ou de chance.
Un livre né d’un déclic en mission
L’idée de cet ouvrage n’est pas née dans le confort d’un bureau, mais lors d’une mission en Arabie Saoudite en 2022. C’est sous l’impulsion du Dr Oumar Sibory Doumbouya, témoin de ses confidences sur les épreuves traversées, que le projet voit le jour. « Madame, vous devez écrire », lui avait-il lancé.
Il aura fallu deux ans pour que ces souvenirs, parfois douloureux, soient « couchés sur le papier ». La ministre a confessé que l’exercice n’était pas aisé.
‘’S’exposer, c’est aussi revivre ses doutes et sa solitude. Mais l’objectif dépassait sa propre personne’’, a-t-elle martelé.
Une source d’inspiration pour la jeunesse
En s’adressant directement aux étudiants présents, Dre Diaka Sidibé a transformé sa dédicace en une leçon de résilience. Pour elle, ce livre est un outil de transmission, particulièrement pour les jeunes filles qui voient en elle un modèle.
Au-delà du cadre scientifique
Scientifique de formation, la ministre ouvre avec cet ouvrage une nouvelle porte vers la littérature. Elle a laissé entendre que ce premier livre n’est « qu’un commencement », évoquant même son désir de continuer à explorer cette dimension d’écrivaine pour porter d’autres histoires restées dans l’ombre.
En refermant la séance de dédicace, la Dre Diaka Sidibé n’a pas seulement laissé un livre de 175 pages à ses lecteurs ; elle a laissé un espoir : celui que chaque destin, aussi modeste soit-il, peut être forgé par la seule force de la conviction.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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