Le dialogue a finalement triomphé dans les couloirs du Conseil National de la Transition (CNT). Un mémorandum d’entente, signé le 21 avril 2026 sous l’égide de l’USTG, a permis de répondre point par point aux revendications des travailleurs et d’annuler la mobilisation prévue ce mercredi.
1. Statut Particulier : De l’arrêté à la Loi
Le point le plus sensible de la plateforme revendicative a trouvé une issue favorable. Le document révèle que l’arrêté portant Statut particulier a été signé dès le 03 avril 2026.
Pourquoi ce retard ?
L’administration explique avoir voulu s’assurer de l’applicabilité réelle du texte auprès des structures gouvernementales.
Le Président du CNT, le Dr Dansa Kourouma, prévoit d’élever ce statut au rang de Loi dans les futurs règlements intérieurs du Parlement, offrant ainsi une sécurité juridique supérieure aux agents.


2. Cotisations sociales : Un paiement imminent
Concernant les dettes auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), le mémorandum apporte des garanties concrètes :
- Les fonds ont déjà été inscrits dans la Loi de finances 2026.
- Le paiement effectif de la part patronale est programmé pour ce second trimestre 2026, dès la mise à disposition de la subvention budgétaire.
3. Annulation du Sit-in et « Paix sociale »
En échange de ces avancées, la Section Syndicale, dirigée par Ismaël Gassim Kalissa et soutenue par le camarade Abdoulaye Camara (USTG), a pris des engagements fermes. Elle décide de l’annulation du sit-in qui devait se tenir ce mercredi 22 avril à 09h00; de mener une campagne de sensibilisation auprès des travailleurs pour expliquer les acquis et maintenir le calme. Un délai de 3 mois est fixé, après la reprise des activités, pour la vulgarisation et la mise en œuvre effective du nouveau Statut.
Un climat de confiance restauré
Ce mémorandum du 21 avril marque une étape clé dans le dialogue social guinéen. Il transforme une crise ouverte en une opportunité de réforme structurelle pour l’administration parlementaire. Pour les observateurs, ce dénouement heureux permet au CNT de poursuivre ses travaux législatifs dans la sérénité, à l’approche du double scrutin du 31 mai.
L’article 262 du nouveau Statut particulier, mentionné dans l’accord, servira de base légale pour l’application des nouveaux droits et devoirs des agents parlementaires.
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