Après les critiques formulées par certains artistes dont Junior Barry, sur la répartition des droits d’auteur, le directeur général du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA), Moussa Fofana, a réagi ce jeudi 16 avril 2026, pour lever les incompréhensions et rétablir les faits autour des montants versés.
Des l’entame de sa communication, il a dénoncé des « rumeurs » et des « désinformations » qui circulent autour du paiement des droits.
‘’C’est justement pour faire taire ces rumeurs et éclairer l’opinion publique que nous nous exprimons aujourd’hui’’, a-t-il souligné.
Selon le DG du BGDA, les 13 milliards de francs guinéens annoncé récemment par sa direction, correspondent à l’ensemble des droits collectés en 2025, de toutes catégories confondues, et non uniquement aux « grands droits ».
‘’Les 13 milliards, ont été bien prononcés, annoncé dans les expressions les plus faciles à être conçues. Il s’agit de l’ensemble des droits recouvrés par le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur pour l’exercice 2025. La confusion peut s’installer (…). Mais nous sommes venus en amont dire qu’il n’y a pas que ça maintenant, il y a le grand droit, il y a le droit de communication au public, il y a le droit d’exécution publique, il y a le droit de déambulation sonore, il y a le droit des sciences occasionnelles, il y a le droit à copie privée, il y a le droit à radio-tv privée, il y a le droit en provenance de l’étranger, il y a même le droit catalogue silicone que nous avons inséré, et enfin, il y a le droit streaming’’, a-t-il ajouté.
Mieux, il précise que les 13 milliards, c’est pour les 9 droits. ‘’Ces droits qu’ils appellent grands droits, c’est par son nom qu’on appelle grands droits, parce qu’il était peut-être le seul à être payé par le bureau par l’État guinéen. Sinon, en termes de chiffres, il est là, d’ailleurs le plus petit. C’est 4 milliards 225 millions que l’état a payé en 2025, pour être réparti à 4893 auteurs. Si ce n’est pas par les techniques prévues par l’arrêté des répartitions, tu répartis 4 milliards à 4000 personnes, il faut voir le chiffre que chacun peut avoir. Nous sommes choqués de savoir que les auteurs se plaignent et confondent l’ensemble des droits perçus aux grands droits à être répartis, qui coûtent 4 milliards 225 millions, pour 4893 créateurs’’, a-t-il précisé.

Et d’ajouter : « On a reçu des félicitations quand les auteurs ont été payés au compte des droits de communication au public, pour une première fois, dans l’existence du bureau BGDA , où certains ont eu 40 millions. Ils sont là, vous pouvez les prendre en témoignage. Il y a des auteurs qui ont reçu 60 millions, 30 millions, 12 millions. Mais ils n’ont pas parlé de ça. Les chiffres sont là, je vais les afficher avec le rapport de paiement », a-t-il fait savoir.
Plus loin, le directeur général du BGDA rappelle que le système de rémunération a évolué et ne se limite plus aux seuls « grands droits ». Le BGDA prend désormais en compte plusieurs sources de revenus, assure Moussa Fofana.
‘’Je pense qu’il n’y a pas de question de dire que je n’ai pas reçu mon droit. Parce que ton œuvre n’a pas fait l’objet d’utilisation sur cette ligne. Tel droit, telle répartition pour telle hauteur. Lorsque vos œuvres font l’objet d’utilisation sur une ligne, le Bureau guinéen des Droits applique les calculs de statuteur et légaux. Et la loi les confère à ceux que vos droits soient examinés, les créateurs de l’adulte œuvre soient rémunérés. Ce n’est pas une manière de dire que j’ai fait 50 ans de carrière, j’ai créé des œuvres, je suis une grande star, je dois avoir la moitié des 13 milliards. La question, est-ce que vos œuvres ont fait l’objet d’utilisation sur toutes les lignes dont les 13 milliards ont été reçus. La dernière, c’est que les 13 milliards-là ne sont pas tous évacués. C’est 4,25 milliards pour le titre de grand droit qui est en train d’être réparti entre 4893 bénéficiaires. C’est le seul droit qu’ils recevaient. Le mois prochain, on va répartir deux droits’’, a-t-il poursuivi, affichant la nécessité d’adopter une pédagogie claire face aux auteurs.
‘’On va faire une pédagogie, les traduire, mettre une basse campagne pour que les gens comprennent. Mais, il suffit juste que cette année. Parce qu’ils vont être payés le mois prochain, Ils vont comprendre que ce n’est pas un seul droit, on nous paye au moyen plusieurs mois. Donc, comme ils savent que le paiement équivaut à un droit, ils vont savoir que plusieurs mois de paiement veut dire plusieurs droits’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
