C’est une situation qui perdure depuis plusieurs mois maintenant, depuis que la société Albayrak a décidé de se débarrasser de ses anciens travailleurs au nombre de 526. Tôt ce mardi 14 avril, ils étaient nombreux à investir les rues de Kaloum.

De la rentrée du Port Autonome de Conakry, jusqu’à là rentrée de la présidence, les manifestants scandaient des slogans comme «Albayrak zero». Ces protestataires réclament un montant de 14 milliards de droits légaux après une procédure judiciaire.
‘’Nous sommes là pour réclamer notre droit, depuis plus de 7 mois, nous avons été licenciés et aucune procédure n’a été respectée. Octobre 2025 jusqu’à maintenant, nous sommes dans le pétrin, les responsables de la société Albayrak ne veulent pas réguler la situation pour qu’on rentre en possession de nos dus. Le motif de cette marche est aujourd’hui de prouver au président Mamadi Doumbouya combien de fois cette société nous maltraite. Le Directeur est allé jusqu’à dire qu’il n’y a pas de droit en Guinée.
Nous voulons notre argent rien que ça. C’est une chose très simple. Déjà, le verdict est tombé et la société est condamnée à nous payer 14 milliards et nous voulons le quart de ce montant, ils ne veulent pas’’, a dénoncé Mbemba Soumah, un des grévistes.

De son côté, Moussa Fofana, porte-parole des grévistes, renchérit en ces termes : ‘’ils ont décidé de laisser 526 personnes. Les 526 personnes sont passées au tribunal. Ils ont proposé un montant de 3,8 milliards et quelques mille francs, selon leur calcul, que c’est nos droits. Nous avons catégoriquement refusé de les prendre. C’est nous qui avons pris l’avocat. C’est nous qui les avons poursuivis en justice. On est allés en justice le 19 février, la décision est tombée. On les a immédiatement dit de payer les ¼ du montant qu’on doit nous donner. Les 1/4 du montant, c’est ce qui équivaut au montant qu’ils ont voulu nous payer la dernière fois, que nous avons refusé de prendre. Jusqu’à aujourd’hui, on n’est pas rentré en possession.
Depuis le 19 février jusqu’à aujourd’hui, on n’est pas rentré en possession. L’huissier est allé les voir, ils ont vidé leur compte. La procédure est en cours, la procédure d’exécution est en cours. Mais notre problème, comme on a appris aujourd’hui que le directeur général d’Albayrak, qui est à Conakry ici, comme c’est le point focal, c’est pourquoi nous sommes venus, pour le rencontrer. Parce que souvent, il peut venir, il n’arrive même pas là-bas. Non, la procédure est en cours. Non, on n’a pas rencontré le ministère de l’assainissement par rapport à ça. Au fait, parce que eux, c’est une société privée. Le ministère de l’hydraulique n’est même pas informé de ce qui se passe. Peut-être qu’ils sont informés dans la forme, mais dans le fond, ils ne sont pas informés. Mais on a fait des démarches, la cour d’appel est informée. Ils ont fait appel, c’est nous qui avons trimballé la feuille pour envoyer la cour d’appel. Et là, l’affaire était dormante au tribunal du travail là-bas depuis le 25 février. C’est la semaine passée qu’ils ont envoyé le problème à la cour d’appel’’, a-t-il laisse entendre.
Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
