Le ministre de la Culture, du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a dénoncé des pratiques frauduleuses dans la gestion de l’assurance maladie destinée aux artistes. C’était en marge de sa prise de parole ce vendredi 10 avril 2025, lors d’une conférence du Bureau guinéen des droits d’auteur (BGDA).
Dans son intervention devant la presse, le ministre a évoqué des cas répétés de fraudes impliquant des bénéficiaires, des médecins et certaines pharmacies. Selon ses explications, des patients obtiendraient des ordonnances largement surévaluées par rapport à leurs besoins réels, parfois avec la complicité de professionnels de santé.
‘’Vous avez des malades qui déambulent, qui ont des petites céphalées, qui vont à la pharmacie en complicité avec certaines personnes gonflent les médicaments à percevoir après être passés chez un docteur, un médecin qui est complice. Les médicaments dont il n’a pas besoin, il a besoin juste de prendre deux paracétamols, ils inscrivent une ordonnance de 20 millions, il va à la pharmacie, toujours la même complicité continue. Au lieu de lui donner les 20 millions en produits, il prend des produits qui ne coûtent que 500 000 francs et le reste de l’argent est donc partagé’’, révèle-t-il.
Face à ces dérives, le ministre Moussa Moïse Sylla a annoncé un durcissement immédiat des contrôles.

‘’Ils font ça et à plusieurs reprises, nous avons eu affaire à ces genres de cas. Et j’aimerais donc informer tout le monde, tous ceux qui sont détenteurs de la carte, que désormais, j’ai donné des instructions au BGDA, j’ai donné des instructions également à l’assurance NSIA, tout sera contrôlé.
Pour les hospitalisations, pour les prises de médicaments, tout sera contrôlé. On ne veut pas que quelques personnes profitent de cette politique d’assurance pour s’enrichir et empêcher que d’autres puissent en tirer bénéfice. Parce que c’est quelque chose qui est progressif’ », a-t-il averti.
Selon lui, une utilisation abusive des ressources pourrait entraîner un épuisement prématuré des fonds alloués à l’assurance des artistes. .
‘’Mais si vous consommez de la sorte, avant la fin de l’année, l’argent qu’on a souscrit, l’argent qu’on a mis de côté pour l’assurance, cet argent, complètement consommé, on est obligé de payer une sorte de rallonge à l’assurance’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
