Ce vendredi 27 mars 2026, lors d’une conférence de presse conjointe avec le porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Djami Diallo, s’est exprimée sur la dissolution récente de plusieurs formations politiques. Elle a tenu à rassurer l’opinion sur le caractère administratif et réversible de cette mesure.

Le paysage politique guinéen traverse une phase de restructuration majeure. C’est le message porté par la ministre Djami Diallo, qui a apporté des clarifications essentielles sur le retrait d’agrément de 43 partis politiques intervenu il y a quelques semaines.
Une démarche de mise en conformité
Loin d’être une mesure punitive ou arbitraire, cette dissolution s’inscrit, selon la ministre, dans un « processus administratif » rigoureux mené par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).
‘’L’objectif est l’assainissement du paysage politique et la mise en conformité des partis avec les obligations légales et administratives en vigueur’’, a-t-elle précisé.
Mme Diallo a insisté sur le fait que cette action vise avant tout à renforcer le fonctionnement démocratique et à garantir le respect de la Constitution et des lois de la République. Elle a souligné que tous les partis sans exception ont été soumis aux mêmes critères d’évaluation.
‘’Le travail qui a été effectué par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation était un processus administratif qui avait pour objectif l’assainissement du paysage politique et la mise en conformité des parties politiques avec les obligations légales et administratives en vigueur dans notre pays. Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal qui visait à renforcer le fonctionnement privé des parties politiques et assurer le respect de la Constitution et des lois en vigueur en l’occurrence. Tous les partis politiques en Guinée ont été soumis au même processus administratif avec les mêmes objectifs, les mêmes critères qui ont été retenus et c’est ce qui a résulté en la dissolution des 43 partis politiques il y a quelques semaines’’, a-t-elle souligné.
Une porte reste ouverte pour les acteurs politiques
Pour la ministre, la dissolution n’est pas une fin en soi ni une volonté d’exclusion. Elle a lancé un message d’ouverture aux responsables des formations concernées.
‘’Nous souhaitons rappeler que la dissolution d’un parti n’est pas une fin en soi. Les acteurs politiques dont les parties ont été l’objet de dissolutions sont libres de se réorganiser en conformité avec la loi. Et d’ailleurs, chaque parti est invité à se mettre en conformité dans les meilleurs délais’’, a-t-elle fait savoir.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 611 460 410
