À l’approche des prochaines échéances électorales, la Haute Autorité de la Communication (HAC) sort de sa réserve. Dans un communiqué officiel publié récemment, l’organe de régulation rappelle aux promoteurs de médias l’exigence de neutralité et le respect strict du calendrier légal de la campagne.
Le message est clair : la liberté de la presse ne doit pas servir de raccourci pour des campagnes précoces ou illégales. En s’appuyant sur les textes de loi en vigueur, la HAC entend siffler la fin de toute récréation médiatique avant l’heure.
Le Code électoral comme boussole
L’autorité de régulation a tenu à remettre les points sur les « i » en citant nommément le cadre légal qui régit l’espace médiatique en période électorale. Elle insiste particulièrement sur deux piliers du Code électoral :
« La Haute autorité de la Communication rappelle aux promoteurs de médias que le Code électoral, en son article 49, indique les dates d’ouverture et de clôture des campagnes électorales.
Mieux, l’article 50 stipule: << Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période fixée par décret du Président de la République » », peut-on lire.
Une mise en demeure pour les médias
Cet avertissement s’adresse directement aux promoteurs de médias. En rappelant que la campagne est déclenchée exclusivement par décret présidentiel, la HAC prévient contre toute tentative de propagande déguisée, d’interviews complaisantes ou de tribunes politiques prématurées.
»Le respect de ces dispositions est essentiel pour garantir l’équité entre les candidats et la sérénité du débat public », souligne en substance le régulateur.
Vers une surveillance accrue
Si le communiqué se veut pédagogique, il cache une menace de sanctions pour les contrevenants. Dans un contexte politique souvent électrique, la HAC se positionne en arbitre vigilant, prête à sévir contre les médias qui se transformeraient en outils de campagne hors des délais légaux.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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