Deux dossiers emblématiques poursuivant d’anciens dignitaires guinéens, ceux du Dr Ibrahima Kassory Fofana et du Dr Mohamed Diané, ont été une nouvelle fois renvoyés devant la chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
L’affaire du Dr Mohamed Diané devait être plaidée ce jeudi 19 février 2026. Cependant, toutes les affaires ont été renvoyés au 5 mars 2026, en raison de l’absence du parquet spécial à l’audience. Ce nouveau renvoi suscite une vive tension au sein de la défense.

‘’Pour le Dr Diané, il était question aujourd’hui de plaider ce dossier. Nous devions finir afin que le juge mette l’affaire en délibéré’’, déplore Me Almamy Samory Traoré.
Selon lui, cette affaire « tourne en rond » depuis près d’un an, avec des changements successifs de magistrats et des retards récurrents. L’avocat pointe également du doigt l’absence du procureur spécial Aly Touré et de ses substituts à l’audience, expliquant que « tous les dossiers que le parquet spécial a instruits contre les anciens dignitaires ne sont pas solides ».
Mieux, il l’avocat cite notamment le cas du Dr Ibrahima Kourouma, dont la décision de libération ne serait pas exécutée, malgré l’article 160 de la loi sur la Cour suprême qui prévoit que « tout prévenu relaxé doit être immédiatement remis en liberté ».
Concernant le Dr Kassory, la défense indique qu’il est « très malade » et devait discuter d’une évacuation sanitaire, ou à défaut, de la tenue de l’audience à son chevet.
‘’Nous sommes très déçus du parquet spécial aujourd’hui’’, conclut la défense, appelant à ce que les audiences se tiennent pour que leurs clients puissent « recouvrer leur liberté ».
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
