Ce dimanche 8 février 2026, lors des tournées entre les cérémonies de mariage, mon constat s’est figé sur l’état de salubrité de nos communes.
1. Dépôts sauvages et surcharge des ZTT
– Les dépôts anarchiques d’ordures sur les trottoirs sont visibles à plusieurs endroits.
– Dans certains Zones de Transit et de Transfert (ZTT), les déchets s’entassent, révélant une saturation inquiétante du système.
– Les équipements de transfert, censés assurer le passage à la décharge, sont dans un état d’usure très avancé.
2. Équipements vétustes et éboueurs en difficulté
– Les camions, bien que relativement récents, sont déjà fortement dégradés par un usage intensif.
– Les bennes à ordures sont dans un état critique, presque inutilisables.
– Les éboueurs, contraints de se débrouiller avec ces moyens défaillants, suscitent la compassion tant leurs conditions de travail sont précaires.
3. Effets des opérations de sensibilisation:
Les campagnes de sensibilisation et de sanction ont eu un impact positif :
– Hausse du taux d’abonnement aux PME de précollecte.
– Acquisition de nouveaux moyens de transport par les PME de precollecte (pick-up, camions 6 roues).
Résultat : la quantité de déchets précollectés et transférés vers les ZTT a fortement augmenté ces derniers mois.
4. Risque de crise imminente
– L’État doit impérativement évaluer la capacité et la méthodologie d’exploitation des équipements mis à disposition des mairies depuis fin 2024.
Ensuite imposer aux mairies de :
– Réparer les camions en panne.
– Remplacer les bacs à ordures usés.
– Mettre en place un plan d’amortissement et de renouvellement systématique des équipements.
– L’ANASP doit accompagner les mairies dans le renouvellement total des moyens de transfert.
5. Décharge de Dar-es-Salam : une fermeture impossible à court terme
Le Premier Ministre avait annoncé sa fermeture, mais techniquement, elle ne peut intervenir avant :
– L’achèvement du Centre d’Enfouissement Technique de Baritode.
– La construction des voies d’accès.
Conclusion : une fermeture effective n’est pas envisageable avant 3 à 4 ans, et même ça, c’est avec des travaux intensifs.
6. Urgence avant la saison des pluies
Si aucune mesure de réparation ou de remplacement des bacs à ordures n’est prise rapidement, Conakry risque d’être envahie par les déchets dans les rues et jusque dans les ménages dès la prochaine saison des pluies.
Cellou Kansala DIALLO
Secrétaire Fédéral UFDG Ratoma
Ambassadeur de Salubrité de Guinée.
