Ce vendredi 6 février 2026, une page s’est tournée au ministère de l’Industrie et des PME. Dans une atmosphère empreinte de solennité, Dre Diaka Sidibé a officiellement transmis les dossiers de l’État à la nouvelle ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara. L’occasion pour la ministre sortante de dresser un inventaire exhaustif des chantiers accomplis.
Le paysage industriel guinéen affiche une nouvelle mine. C’est le message fort porté par Dre Diaka Sidibé lors de son discours de passation de témoin ce vendredi. Devant un auditoire composé de cadres du département et de partenaires, elle a défendu une gestion axée sur la modernisation et la relance stratégique.
Le joyau de ce bilan est sans nul doute la création de l’Atlas de l’Industrie de Guinée. Pour la première fois de l’histoire du pays, plus de 11 500 unités industrielles ont été identifiées et recensées.
« Cet outil constitue un levier de planification et d’aide à la décision indispensable », a souligné la ministre sortante.
Cette volonté de structuration s’est également traduite sur le terrain par :
La relance de plusieurs friches industrielles à l’abandon. Le déploiement de sites industriels sécurisants à travers tout le territoire national. La finalisation imminente des travaux de génie civil du Cluster agro-industriel « Data ».
Dre Diaka Sidibé laisse derrière elle une administration plus digitale. Avec le lancement du guichet unique de l’industrie et de la plateforme numérique Landaya (ex-PLAGED ), les démarches administratives ont gagné en transparence et en traçabilité. Cependant, le mandat de la ministre a également été marqué par une fermeté notable en matière de régulation.
Dans un souci de protection des consommateurs, 1 724 unités de production d’eau non conformes ont été fermées. Un processus de régularisation est d’ailleurs toujours en cours pour celles souhaitant se mettre aux normes.
En remettant les clés de ce département désormais fusionné avec le Commerce, Dre Diaka Sidibé a souhaité plein succès à son homologue, Fatima Camara. Cette dernière hérite d’un socle solide, marqué par l’opérationnalisation du Centre-pilote de technologies industrielles (CPTI) et une dynamique de valorisation des produits locaux déjà bien entamée.
Le défi pour la nouvelle ministre sera désormais de maintenir ce cap tout en intégrant les enjeux commerciaux nationaux et internationaux à cette nouvelle architecture gouvernementale.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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