Alors que le Gouvernement Bah Oury vient de rendre le tablier, démission acceptée par le Président Mamadi Doumbouya, la composition du futur Gouvernement est au centre des débats. Si les uns estiment que le chef de l’Etat doit reconduire l’ancien Gouvernement, d’autres par contre trouvent juste que le dirigeant guinéen mise sur de nouvelles figures. Dans les différentes propositions, un nom revient souvent : Tokpa Dounamou.
Leader du Parti Nouvel Vision (PNV), Tokpa Dounamou figure parmi les premiers soutiens du Général Mamadi Doumbouya. Avec son riche parcours professionnel, il pourrait être une pièce importante dans le futur Gouvernement. En tout cas, si le chef de l’Etat arrivait à jeter son dévolu sur lui.
Après le coup de force du 5 septembre 2021, Tokpa Dounamou s’était activé dès le départ auprès des autorités, leur adressant plusieurs mémorandums en vue de la réussite de la transition. Membre du Collectif pour une transition démocratique (CTD), il est nommé en février 2023, membre du Comité National Permanent de Suivi des résolutions issues du cadre de dialogue inclusif inter-guinéen.
A la fois politique et technocrate, l’originaire de Lola est crédité d’un riche parcours académique et professionnel. Tokpa Dounamou est un pur produit de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, où il a obtenu son diplôme d’études universitaire générale au département Math-Informatique-Economie de la faculté des sciences. Il réussira le concours d’entrée au Centre Informatique de la même université, d’où il sort en 2008, Maitre ès sciences en informatique avec la mention Excellent. De par son gout prononcé pour la formation, il passe plusieurs certifications dont le Microsoft Certified Solution Expert, Huawai PS CORE NETWORK PRODUCT, Technologie UMTS/HSPA, Teleradiology PACS Systems etc…
La vie professionnelle sourit très tôt au jeune DOUNAMOU Tokpa. Déjà, après le premier cycle Universitaire, la carrière exemplaire de Dounamou s’ouvre au Groupe Alynet Service (GAS) où il est Responsable du développement d’application et de la Formation, Adjoint du DG. Après deux premières années de carrière réussie, le jeune cadre polyglotte, parlant couramment français et anglais atterrit à Cellcom, une société de droit américain, en juillet 2008.
Dans cette société de téléphonie, il est ingénieur radio et transmission, puis directeur en second du service Informatique. Il assume le poste avec brio et reçois même en 2011, le prix du meilleur employé du département Informatique de la compagnie de téléphonie américaine. Bénéficiant de la confiance de ses collègues, et surtout vu le leadership qui caractérise le jeune homme, il sera plébiscité à la tête de la formation syndicale de la société en 2013. Véritable casse-tête pour l’administration, DOUNAMOU engage plusieurs reformes, s’investie absolument dans la défense des intérêts des employés. Bref, il se dresse une feuille de route qu’il suit avec détermination. C’est de Cellcom qu’il arrive à l’Organisation Internationale pour les Migrations(OIM), après des cours de certification à Dakar.
A l’OIM, Il est responsable du service de l’information et des nouvelles technologies. Deux ans après, il est élu président de l’association du personnel de cette institution, puis vice-président de l’Association du personnel des nations unies en Guinée.
Le séjour à l’OIM permettra à Dounamou d’acquérir une expérience professionnelle dense. Son regard d’expert sera vite sollicité par cette institution lors des grandes rencontres, auxquelles, il prendra part dans les cinq continents du monde, pour des missions d’appui en tant qu’expert ou pour des formations. Ce qui lui vaut un carnet d’adresse bien rempli.
Assumant son rôle de Senior pour l’Afrique de l’ouest et du centre, il engage des innovations importantes à travers la mise en place d’infrastructures solides, ou encore par le recrutement et la qualification des personnels IT notamment au Tchad, au Mali, en Côte d’ivoire, au Liberia pour ne citer que ceux-ci.
Appelé par le devoir, il démissionne en 2020 pour prendre la tête du Parti Nouvelle Vision et la direction de la société Espace Informatique et Multimédia (EIM), une multinationale évoluant dans l’informatique dans la sous-région ouest-africaine.
