L’insécurité continue de battre son plein dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 janvier 2026, un étudiant de l’école de santé communautaire, aurait été froidement assassiné, au quartier Mohomou.
Selon les informations, les assaillants ont tiré à bout portant sur le jeune Kokoulo Béavogui, âgé de 36 ans, à l’aide d’une arme de calibre 12, suivi de coups de manchette. La victime a succombé à ses blessures sur le champ. Ces individus jusque-là non identifiés, ont jeté le corps du jeune dans l’eau et emporté sa moto.
Saisi de la situation, le parquet du TPI, en compagnie des services de sécurité et du médecin légiste, s’est rendu sur les lieux pour le constat. Au regard de la gravité et la recrudescence de ces actes odieux dans la commune urbaine de N’Zérékoré, le substitut du procureur a déploré les faits et annoncé l’ouverture des enquêtes afin que les cas de criminalité ne restent pas impunis.

Koïkoï Kezely Béavogui, l’oncle de la victime, contacté par notre correspondant régional, ce vendredi 16 janvier, est revenu sur les circonstances du présumé meurtre. ‘’Il a été poursuivi par des bandits au quartier Mohomou vers l’école HUMO. Arrivé au niveau du pont, il a été attaqué par des bandits. Ils l’ont entouré et tiré dessus à bout portant. Donc, ils ont jeté son corps dans l’eau avant d’emporter la moto qui ne l’appartenait même pas. C’était la moto de l’un de ses amis’’, a relaté Koïkoï Kezely Béavogui, visiblement affaibli par cette situation. Il précise tout de même que le défunt jeune ne pratiquait aucunement l’activité de moto-taxi.
Rencontré, le substitut du procureur, n’a pas voulu faire un commentaire devant nos micros. Mais il a en off, laissé entendre que c’est un cas d’assassinat. ‘’Puisque sur les images, on voit des traces des balles, des machettes ainsi de suite. Ce qui veut dire qu’il y a forcément une information judiciaire contre X qui sera ouverte. Jusqu’à date, on n’a pas d’informations pour dire que c’est telle personne ou telle autre. Mais une équipe est déjà mise en place.’’
‘’Ce qui a été dit est très inquiétant, puisque les faits sont récurrents actuellement. Les faits d’assassinats ou de crimes contre population sont vraiment récurrents à N’Zérékoré. Parce qu’avant mon arrivée, j’ai appris qu’un gendarme avait été massacré également par des individus inconnus. Et pourtant, ce qui est clair et vérifiable, c’est que chaque nuit, il y a des équipes de patrouilles qui sont organisées par les unités d’intervention sous le contrôle des agents de la police judiciaire qui sortent souvent. Mais on ne comprend pas comment les gens arrivent quand même à procéder, à opérer dans les différentes localités de la ville de N’Zérékoré.
Notre parquet prendra toutes les dispositions pour qu’au moins, les personnes qui vivent dans cet acte odieux et antisocial, répondent de leurs actes. Parce que c’est très regrettable’’, a annoncé le substitut du procureur.
Pour clôturer ses propos, Mohamed Fatoumata Soumah, a tenu à rassurer la population que ces cas d’assassinats, de criminalité ne resteront pas impunis. ‘’Si ont n’a pas toléré les mineurs en conflit avec la loi, toutes les personnes qui seront incriminées dans un tel cas, sera punie à la hauteur de ses forfaitures’’, a-t-il juré.
Ce meurtre vient mettre en lumière, les attaques à mains armées qui replongent la paisible population de N’Zérékoré dans l’inquiétude totale.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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