La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a renvoyé, ce jeudi 8 janvier 2026, l’examen de plusieurs affaires judiciaires à forte portée économique et financière. L’annonce a été faite à travers un avis de renvoi signé par le président de ladite chambre, M. Daye MARA.
Selon le document, les dossiers inscrits au rôle de l’audience de ce jour sont renvoyés au jeudi 15 janvier 2026 à 9 heures.
Parmi les affaires concernées, figure celle opposant le Ministère public et l’État guinéen, représentés par l’Agent judiciaire de l’État, à Ibrahima Kassory Fofana, ancien Premier ministre, actuellement en détention depuis le 31 mai 2022. Il est poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, faits prévus et punis par les articles 776, 764 et suivants, 499 du Code pénal, ainsi que les articles 7, 112 et 113 de la loi n°024 du 17 août 2021 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT).
La Chambre des appels a également renvoyé l’affaire concernant Mohamed Diané, ancien ministre, détenu depuis la même date. Il est poursuivi pour des faits similaires, notamment de détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, sur la base des mêmes dispositions légales.
Un troisième dossier implique le Ministère public et la société Electromatic Guinée SARL, opposés à Ali Jichi, non détenu. Ce dernier est poursuivi pour abus de confiance, abus de biens sociaux, vol et complicité.
Enfin, un autre renvoi concerne l’affaire opposant le Ministère public à Amadou Tafsir Sow, également non détenu, poursuivi pour vol, abus de confiance et blanchiment de capitaux, en vertu des articles 373, 428 et 499 du Code pénal, ainsi que des dispositions pertinentes de la loi relative à la lutte contre le BC/FT.
Selon l’institution, ces renvois s’inscrivent dans la continuité des procédures judiciaires engagées par la CRIEF, dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption, les crimes économiques et financiers en Guinée.
L’audience est donc attendue le 15 janvier 2026, date à laquelle la Chambre des appels devrait se prononcer sur la suite à réserver à ces dossiers sensibles, suivis de près par l’opinion publique.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
