Dans le cadre de la sécurisation de l’élection présidentielle de ce dimanche 28 décembre 2025, le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation a pris une batterie de mesures sécuritaires. Parmi lesquelles, la suspension de la circulation des engins roulants entre 6 heures du matin et 18 heures, le jour du scrutin.

Cependant, cette décision des autorités a fait l’objet de plusieurs cas de violations à Kissidougou en cette journée électorale, malgré les dispositifs sécuritaires constatés au niveau de plusieurs points stratégiques de la ville. Au niveau du grand rond-point de la commune urbaine, on pouvait remarquer plusieurs véhicules et motos immobilisés par les éléments des forces de l’ordre. Sous l’anonymat, un officier de la police nous a confié qu’il est déçu du degré d’incivisme de certains concitoyens.

‘’Vraiment, le constat est décevant. Nous avons interpellé plusieurs personnes en violation flagrante de cette mesure et leurs engins roulants seront immobilisés ici jusqu’à 18 heures. Mais comme vous constatez, malgré le fait qu’on ait saisi beaucoup d’engins, les gens continuent de violer cette mesure. Nous allons veiller à faire respecter cette mesure’’, a-t-il martelé.
Dans l’élan d’accompagner les forces de sécurité pour le respect de cette décision, plusieurs conducteurs de taxi arborant des gilets de sécurité, étaient visibles au niveau du carrefour de l’hôpital préfectoral. Contrairement aux forces de l’ordre, ce groupe de taxi-mans adopte une autre stratégie pour convaincre les citoyens qui tentaient de violer cette interdiction. Alhassane Oularé dit Alkiama, est le chef-securité de cette équipe. Il explique sa méthode.
‘’Moi, je suis chef-sécurité du syndicat Faramaya. Si aujourd’hui les autorités nous ont associés à cette opération, c’est par confiance. Heureusement, nous maîtrisons la situation ici au carrefour de l’hôpital central. Si un usager présente son laissez-passer, il est libre de circuler. Mais à défaut de ce document, nous lui sensibilisons au respect de la loi et quand on leur demande de rebrousser chemin, ils sont compréhensifs. Ils acceptent de retourner librement et calmement. Donc, depuis que nous sommes là, il n’y a pas eu d’incident et nous parvenons à faire respecter la loi par la sensibilisation’’, a-t-il déclaré.
En tout cas, un officier de la gendarmerie nous a confié que l’unique sanction qui est réservée à ces citoyens téméraires, c’est l’immobilisation de leurs engins jusqu’à 18 heures.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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