C’est le jour-j ! Après 25 jours de campagne électorale, les Guinéens vont élire ce dimanche 28 décembre 2025, leur prochain président de la République pour un mandat de 7 ans. Mamadi Doumbouya, qui dirige le pays depuis le coup d’État de septembre 2021, fait partie des neuf candidats.
Selon les autorités électorales, environ 6,7 millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote pour une population estimée à 14,4 millions d’habitants. La campagne électorale s’est déroulée dans un contexte marqué par des restrictions des libertés publiques, un contrôle étroit des médias et une faible mobilisation observable dans certaines régions.

Sur 51 candidats qui avaient déposé leur dossier de candidature pour la présidentielle du 28 décembre prochain, seulement 9 ont été retenus par la Cour Suprême. Parmi ceux-ci, figure le président de la transition militaire, Mamadi Doumbouya et son principal challenger Abdoulaye Yéro Baldé, candidat du FRONDEG.
Un scrutin organisé par l’administration
L’organisation du scrutin présidentiel repose sur la Direction générale des élections (DGE), créée en 2025 et placée sous la tutelle du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Cette structure administrative a hérité de missions autrefois confiées à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), aujourd’hui dissoute. La DGE est chargée de l’ensemble des opérations techniques et logistiques : gestion du fichier électoral, organisation matérielle du vote, encadrement de la campagne électorale et centralisation des résultats.
Ensuite, c’est elle qui est chargée de la publication des résultats provisoires du scrutin une fois le dépouillement terminé et les procès-verbaux centralisés. Ces résultats provisoires sont rendus publics par l’organe elle-même, via le ministère de l’Administration du territoire qui supervise l’ensemble des opérations électorales.
Une fois publiés, ces résultats peuvent être contestés devant la Cour suprême, seule juridiction habilitée à examiner les recours relatifs à la régularité du scrutin et à statuer sur les litiges électoraux. C’est cette même cour qui proclame les résultats définitifs du scrutin après avoir examiné les éventuels recours.
Les grands absents
Plusieurs grandes formations politiques et figures majeures de la scène politique guinéenne sont absentes de la course, notamment le RPG Arc-en-ciel de l’ancien président Alpha Condé, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo et l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, leurs partis et leaders n’ayant pas été autorisés à participer.
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