À l’instar de leurs coreligionnaires, les fidèles chrétiens de la République de Guinée ont célébré la fête de Noël, ce jeudi 25 décembre 2025. Cette journée qui marque la venue du Seigneur Jésus Christ sur terre, a été commémorée dans une émotion festive.

À cette occasion, le monseigneur de la cathédrale de N’Zérékoré a tenu à rappeler aux fidèles chrétiens, non seulement la signification de la fête de Noël, mais aussi les points « sombres » de la gestion des affaires du pays par le CNRD.
À l’entame de son adresse, le dirigeant de la messe a mis en exergue l’éternité du Seigneur Jésus Christ. ‘’Si nous ne voulons pas que cette fête se réduise à une célébration folklorique ou à une femme, encore moins à un peu d’enfants, alors, il faut nous laisser interpeller sérieusement par ce mystère d’un Dieu qui s’est fait homme et qui a choisi volontairement le chemin de l’humilité, en s’incarnant dans notre condition de finitude.
Dieu, normalement, est infini. Comment peut-il se mettre dans cette condition qui est la nôtre ? Donc, comme les hommes, Dieu est né et après, il est mort. Comment peut-on comprendre et expliquer cela ? Si vraiment Dieu s’est uni à nous, si vraiment il s’est associé à nous, comment se fait-il que nous soyons toujours là devant les épreuves, devant les difficultés, devant les complications, je dirais, sur le plan social, politique ? Est-ce que Dieu est vraiment avec nous ? Est-ce que Dieu est vraiment pour nous ? Est-ce que Dieu s’est incarné chez nous ?’’, s’est interrogé Monseigneur Raphaël Balla Guilavogui.
Poursuivant sa prêche, le chef religieux est revenu sur le contenu d’un message que les évêques auraient adressé au gouvernement guinéen.
Dans ce message qui date du mois de décembre de cette année, les évêques de la Guinée se sont adressés au peuple de Guinée, aux candidats à l’élection présidentielle, aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Et le titre de ce message, dit-il est ceci : « Priorité à l’amour du pays, au pardon, à la réconciliation et à l’unité nationale ».
‘’Après donc avoir retracé, pour ainsi dire, les points positifs de notre temps de transition et après avoir relevé tout ce qui nous a aidé à aller de l’avant, nous avons aussi souligné des points, je dirais, sombres. Pendant cette transition, je cite donc: nous avons cependant vu naître en beaucoup de Guinéens et Guinéennes quelques angoisses.
En effet, des partis politiques ont été suspendus ou se sont vus exclus du processus électoral, des kidnappings, des exécutions extrajudiciaires, la tragédie survenue au stade 3 avril de N’Zérékoré, des restrictions imposées, notamment à certains médias privés, etc., ont entretenu, un climat de méfiance et de peur dans le pays’’, a déclaré monseigneur Raphaël Balla Guilavogui.

Et c’est pourquoi, ajoute l’homme de Dieu, ‘’je dirais que nous avons peur de trop abaisser Dieu en acceptant sans aucune atténuation la vérité de Noël. Mais en faisant cela, c’est nous qui ne voulons pas reconnaître sa liberté souveraine. Pourquoi, en effet, nous voulons l’empêcher de suivre ses voies et non les nôtres ?L’amour de Dieu est plein de fantaisies. Je vous invite donc à contempler avec émerveillement la fantaisie de Dieu. Le pape François disait : « Les surprises de Dieu, laissons-nous surprendre par Dieu. » Cette fantaisie qui naît de l’amour’’, a exhorté monseigneur Raphaël Balla Guilavogui.
Cette commémoration s’est effectuée en présence de Félix Lamah, ministre de l’élevage, venu s’acquitter de ses obligations religieuses.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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