N’Zérékoré, zone productrice d’huile rouge par excellence, fait face à une hausse sans précédent de ce produit indispensable pour la population. Alors que les fêtes de fin d’année pointent à l’horizon, l’huile de palme communément appelée huile rouge devient l’une des denrées les plus rares sur les marchés, en région forestière. Les citoyens rencontrés, parlent d’une situation qui suscite l’inquiétude et l’indignation chez les consommateurs.
Produit incontournable de la cuisine locale, l’huile rouge occupe une place centrale dans l’alimentation quotidienne des populations de N’Zérékoré. Cependant, depuis plusieurs mois, vendeuses et ménagères peinent à s’en procurer à un prix accessible. Actuellement, le bidon de 20 litres se négocie entre 290 000 et 300 000 francs guinéens par endroits contrairement aux années précédentes.
‘’Actuellement, l’huile rouge est rare. Pour en avoir, c’est tout un problème. En ce moment, les gens du village sont beaucoup plus concentrés sur la cueillette du café et la moisson du riz. Peu de personnes s’adonnent à l’extraction de l’huile rouge, ce qui rend le produit rare et cher.
Aujourd’hui, le bidon de 20 litres se vend à 290 000 Gnf ici en ville. Les semaines passées, c’était même allé jusqu’à 300 000 Gnf. Pourtant, à la même période l’an dernier, le prix ne dépassait pas 150 000 Gnf’’, a confié Nowaï Haba, vendeuse d’huile rouge au marché de Dorota.
Venue acheter de l’huile pour sa famille, Massangué Camara n’a pas caché son désarroi. ‘’Je suis venue acheter de l’huile rouge pour la cuisine familiale. Le prix est excessivement cher. Un bidon de 20 litres coûte jusqu’à 300 000 Gnf. L’année dernière, à la même période, c’était autour de 120 000 Gnf. Aujourd’hui, j’ai acheté seulement 10 litres à 150 000 Gnf. Nous demandons aux autorités de nous aider à faire baisser le prix des denrées en général, pas seulement l’huile rouge’’, a-t-elle plaidé.
‘’Le prix de l’huile rouge a pris une autre dimension. C’est très cher et même difficile à trouver. Le bidon de 20 litres se vend jusqu’à 300 000 Gnf ici. Cette hausse est liée à la rareté du produit. En ce moment, beaucoup de personnes ont abandonné l’extraction de l’huile pour se consacrer à la cueillette du café et à la récolte du riz’’, a expliqué pour sa part Béatrice Honomou, une autre vendeuse.
Face à cette situation, consommateurs et commerçants attirent l’attention particulière des autorités locales et nationales, afin de soulager les ménages touchés par la cherté de la vie en cette période électorale.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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