Depuis plus d’une semaine, une pénurie de viande perturbe l’approvisionnement des marchés de la capitale guinéenne qui ne dit pas son nom. Dans le grand marché de Cosa et à Lambanyi, comme dans plusieurs autres marchés de Conakry, la viande se fait rare.

Face à cette situation, les professionnels de la restauration tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités à intervenir rapidement. C’est le cas de Baldé Kadiatou, restauratrice que nous avons rencontré au grand marché de Cosa. Elle voit son activité fortement impactée par cette situation.

‘’Cette situation m’impacte énormément, car la plupart des plats que je prépare ici sont à base de viande’’, explique-t-elle.
Faute d’approvisionnement régulier, elle tente de s’adapter en proposant du poulet ou du poisson. ‘’Actuellement, je suis obligée d’acheter du poulet ou du poisson pour combler ce manque et essayer de continuer à travailler un peu. C’est vraiment pénible. Le poulet manque aussi parfois. Au marché, on constate que beaucoup de personnes qui achetaient habituellement de la viande se sont rabattues sur le poulet et le poisson’’, a-t-elle ajouté.

Et de poursuivre : ‘’Nous rencontrons donc beaucoup de difficultés. Aujourd’hui encore, je voulais acheter du poulet en carton, notamment les cuisses, mais je n’en ai pas trouvé. Le vendeur m’a demandé d’attendre un peu, mais jusqu’à présent, je n’ai rien obtenu’’, a-t-elle déplorée.
De son côté, Oumou Salamata Diallo, également restauratrice, que nous avons rencontré au marché Bantounka 1 dans la commune de Lambanyi, partage la même inquiétude.

‘’Depuis quelques jours, nous sommes confrontés à une pénurie de viandes sur le marché. Et moi, personnellement, sans la viande, je ne peux pas préparer’’, assurant que toutes ‘’les sauces que je prépare, c’est avec de la viande, et je prépare différents plats avec la viande aussi. Les clients demandent toujours de la viande, même si c’est avec la sauce d’arachide ou bien avec la feuille de patate ou de manioc.
Mais maintenant, je vais perdre beaucoup de clients ; même quand ils viennent, ils nous disent que s’il n’y a pas de viande, ils ne peuvent pas manger. Cela nous inquiète énormément. Si cette crise continue, je risque de fermer mon restaurant pour chercher un autre travail’’, s’est-elle lamentée.
Face à cette situation, Baldé Kadiatou appelle les autorités compétentes à agir rapidement. ‘’Nous lançons un appel aux autorités compétentes pour qu’une solution soit trouvée. J’ai entendu dire, à travers les discussions des bouchers, qu’ils sont en pourparlers pour trouver un terrain d’entente. S’ils y parviennent, ce sera un grand soulagement pour nous, car notre travail en dépend’’, a-t-elle espéré.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
