Le procès en appel opposant les anciens responsables du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Dr. Ibrahima Kourouma et Mohamed V Sankhon, à l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État (AJE), s’est poursuivi ce mardi 16 décembre 2025, devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
À l’audience, seul l’un des prévenus, Dr. Ibrahima Kourouma, était présent. Son co-prévenu, Mohamed V. Sankhon, ainsi que les conseils des prévenus, étaient absents.
Dès l’ouverture des débats, le président de la cour a constaté l’absence des avocats.
Réagissant à cette situation, le procureur spécial près la CRIEF a indiqué que la justification de cette absence relevait de la responsabilité du prévenu.
‘’C’est à lui de nous expliquer pourquoi ses avocats ne sont pas présents’’, a-t-il déclaré, tout en regrettant l’absence de la partie civile à l’audience. ‘ »L’État guinéen est le plaignant dans cette affaire’’, a-t-il rappelé.
Avant de donner la parole au prévenu, le président de la cour a interrogé le ministère public sur la notification de la partie civile. Le procureur a assuré que toutes les parties avaient été régulièrement notifiées.
Prenant la parole, Dr. Ibrahima Kourouma a expliqué avoir contacté son avocat, Me Kouyaté, qui lui aurait affirmé ne pas avoir été notifié. ‘’C’est presque ce que tous les autres m’ont dit. Certains étaient même en audience lorsque je les ai appelés’’, a-t-il soutenu.
De son côté, le procureur spécial Aly Touré s’est montré catégorique, réaffirmant que toutes les parties avaient bel et bien été notifiées.
Le président de la cour a également relevé la présence de citation de Mohamed V. Sankhon. En réponse, le procureur a précisé que ce dernier est un prévenu libre.
Pour rappel, les deux anciens responsables du ministère de l’Enseignement pré-universitaire sont poursuivis pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite.
En première instance, Dr. Ibrahima Kourouma avait été condamné à quatre ans de prison ferme, avec confiscation de la majorité de ses biens, après avoir été reconnu coupable d’enrichissement illicite.
Quant à Mohamed V. Sankhon, il avait été relaxé pour délits non constitués.
L’affaire a été renvoyée au mardi 23 décembre prochain, à 9 heures, afin de permettre la comparution de Mohamed V Sankhon, ainsi que celle des conseils de l’État, représenté par l’Agent judiciaire.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
